Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Burkina Faso : interdiction de deux manifestations à Ouagadougou

La mairie de Ouagadougou a interdit la tenue de deux manifestations, invoquant des « raisons de sécurité ». Les rassemblements concernaient pour l’une, l’insécurité et pour l’autre le soutien au Mali.

Deux manifestations étaient prévues le 22 janvier à Ouagadougou au Burkina Faso. Elles ont cependant été interdites par la mairie de Ouagadougou. Une des manifestations avait pour objet l’insécurité liée aux violences djhadistes. La seconde concernait le soutien au Mali.

La manifestation contre « l’incapacité » du pouvoir à empêcher les attaques djihadistes était organisé à l’appel du mouvement de la société civile Sauvons le Burkina.

Pour des « raisons de sécurité » les pouvoirs publics ont décidé d’annuler la manifestation selon les déclarations du secrétaire général de la mairie de Ouagadougou, Christian Charles Rouamba.  Le pouvoir justifie sa décision en s’appuyant sur les faits et exactions récentes. En effet en novembre 2021, un précédent rassemblement avait donné lieu à des violences.

L’autre manifestation concernait le soutien au Mali. Celui-ci est visé par des sanctions renforcées de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Les mêmes raisons de sécurité ont été invoquées. Parallèlement à l’interdiction de manifestation, deux des responsables de la Coalition des patriotes africains-Burkina Faso (Copa-BF) ont été placé en garde à vue. Ils avaient appelé à manifester.

« On vous avait informé (…) que, pour des raisons de sécurité et d’autres préoccupations d’intérêt national, le gouvernement est en droit d’opérer des régulations » a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement, Alkassoum Maïga ; alors que l’accès à Facebook a été restreint depuis quelques jours. « L’intérêt national doit être au-dessus de nos intérêts particuliers » a précisé Alkassoum Maïga.

Le Burkina Faso est en proie à des violences grandissantes depuis 2015. Les responsables désignés sont des groupes armés djihadistes, affiliés à Al-Qaida et au groupe État islamique. Si on ajoute les violences communautaires, les violences ont fait plus de 2 000 morts et obligé 1,5 million de personnes à fuir leur foyer.

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