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Sénégal : L'accès à Internet coupé, tentative d'enrayage des mobilisations civiles - Sénégal : L'accès à Internet coupé, tentative d'enrayage des mobilisations civiles -
Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Sénégal : L’accès à Internet coupé, tentative d’enrayage des mobilisations civiles
senegal internet coupe - TribuneOuest

La première semaine de juin 2023, le gouvernement sénégalais de Macky Sall a décidé de bloquer l’accès des citoyens à Internet. Une pratique visant à éteindre les mobilisations populaires à travers le pays.

Le 1er juin 2023, l’organisation non gouvernementale NetBlocks a détecté cette mesure appliquée par le gouvernement et mise en place dans le contexte des manifestations et heurts de la population dans les rues de Dakar et d’autres villes du pays. Ces mobilisations ont éclaté à la suite de la condamnation à deux ans de prison d’Ousmane Sonko, le principal opposant de Macky Sall.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans la nuit du 1er au 2 juin, Antoine Diome, le ministre de l’intérieur a assumé la suspension du réseau mobile et le blocage des réseaux sociaux.

« Cette mesure radicale est prise en raison de la diffusion de messages haineux et subversifs dans un contexte de trouble à l’ordre public dans certaines localité du territoire national », a indiqué le ministère de la communication, des télécommunications et de l’économie numérique.

Affaiblir la contestation comme banalisation des droits humains

Selon l’AFP, « l’objectif de la mesure est en réalité d’affaiblir la contestation dans le pays.

« Les réseaux sociaux et applications de messagerie comme WhatsApp constituent des moyens de communication et de mobilisation privilégiés pour les Sénégalais. Bloquer l’accès à ces services revient à empêcher ces derniers de communiquer, entre eux et avec l’extérieur, y compris pour partager photos et vidéos des dérapages des forces de l’ordre ».

En mars 2021, suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko, le pays avait déjà été le théâtre de manifestations violentes et le gouvernement avait restreint l’accès aux réseaux sociaux.

Cette fois-ci, Amnesty International a dénoncé dans un communiqué « des restrictions au droit à la liberté d’expression et à l’information qui constituent des mesures arbitraires contraires au droit international ».

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