Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mali :  décès de Ibrahim Boubacar Keïta, ancien président du Mali

Ibrahim Boubacar Keïta était à la tête du pays entre 2013 et 2020. Il fut démis après un coup d’État en août 2020.  

Le président Ibrahim Boubacar Keïta âgé de 76 ans est décédé le 16 janvier à son domicile à Bamako. La télévision publique malienne a d’ores et déjà déclaré qu’un programme des obsèques serait annoncé « ultérieurement ».

Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, s’est dit « très attristé ». « C’est avec une grande émotion que je m’incline devant sa mémoire » a précisé M. Diop. De même l’ex-président du Niger Mahamadou Issoufou a salué « un homme cultivé, un grand patriote et un panafricaniste ». Ibrahim Boubacar Keïta et Mahamadou Issoufou étaient amis.

Ibrahim Boubacar Keïta se réclamait de la gauche, et a émergé lors des deux mandats d’Alpha Oumar Konaré, premier président de l’ère démocratique du Mali (1992-2002). Après s’être présenté à l’élection présidentielle de 2002, c’est en 2013 qu’IBK parvient au pouvoir. A l’élection présidentielle de 2013, après l’intervention internationale lancée à l’initiative de la France contre les djihadistes, Ibrahim Boubacar Keïta est alors considéré comme un recours après l’intervention internationale contre les djihadistes. IBK est réélu en 2018 face à Soumaïla Cissé, leader de l’opposition.

La présidence de IBK est marquée des accusations de corruption, des élections législatives contestées et une économie en crise. Avant le coup d’État qui le démettra, plusieurs dizaines de milliers de personnes manifestaient dans les rues de Bamako en 2020 pour réclamer son départ. La population était lassée de la gouvernance de IBK, mécontents à cause des violences que subissait le pays ; tant en raison de conflits communautaires, qu’en raison des exactions des djihadistes qu’en raison de la corruption avérée.

Le coup d’État du 18 août 2020 a été suivi d’un deuxième coup d’État en mai 2021. La junte conduite par le colonel Assimi Goïta a annoncé qu’elle dirigerait le pays pendant plusieurs années et ce, contrairement à ses engagements initiaux. En effet Assimi Goïta avait promis d’organiser à la fin du mois de février des élections présidentielles et législatives.

 

 

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