Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Burkina Faso : la démission d’un gouvernement impuissant
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Après plusieurs semaines de manifestations au Burkina Faso pour dénoncer l’incapacité du gouvernement face aux troupes djihadistes, le premier ministre Christophe Joseph-Marie Dabiré a finalement remis sa démission.

Mercredi 8 décembre 2021, Christophe Joseph-Marie Dabiré a fini par quitter son poste de premier ministre burkinabé, après une vague de manifestations de la population qui dénonçait l’incapacité du gouvernement à lutter contre les attaques djihadistes qui endeuillent chaque semaine le pays.

Démission d’un homme…et d’un gouvernement

Après que le président Roch Marc Christian Kaboré, ait reçu la lettre de démission du premier ministre, et après l’avoir acceptée, le secrétaire général du gouvernement, Stéphane Wenceslas Sanou a lu un décret présidentiel à la télévision publique : « Il est mis fin aux fonctions de premier ministre de M. Dabiré », a-t-il déclaré.

Selon la loi burkinabé, la démission du premier ministre entraîne automatiquement celle du gouvernement : « Les membres du gouvernement sortant assurent l’expédition des affaires courantes des départements ministériels jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement », a précisé M ; Sanou. « J’invite les Burkinabés, dans leur ensemble, à se mobiliser, pour soutenir le président du Faso et le nouvel exécutif qui sera mis en place. Je reste convaincu que c’est dans une unité d’action que nous pourrons relever les défis auxquels notre pays et notre peuple sont confrontés », a écrit M. Dabiré sur sa page Facebook.

Ras le bol et peur du peuple

Cela faisait plusieurs semaines que la population burkinabé était très en colère contre l’exécutif qu’elle trouvait peu active face à la montée du djihadisme et des attaques meurtrières à répétitions infligées par des groupes armés terroristes créant la peur dans les villages au nord du pays.

Face à « la dégradation de la situation sécuritaire », l’opposition avait exigé, le 9 novembre dernier, des « mesures urgentes » dans un délai de un mois.

Mais le gouvernement, impuissant, n’avait pas su y répondre. Une « incapacité » que les manifestants avaient dénoncé dans les rues de Ouagadougou lors d’une grande manifestation le 27 novembre.

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