Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Niger : la création de milices d’autodéfense contre la montée des attaques djihadistes
niger creation milices dautodefense contre montee attaques djihadistes - TribuneOuest

Au Niger, les attaques meurtrières djihadistes s’enchaînent et les habitants non formés et très peu armés, commencent à créer des milices d’autodéfense.

Massacres de civils, pillages, enlèvements contre rançons, vols de bétail, extorsions de fonds, exils.

Les villageois des différentes communes nigériennes n’en peuvent plus de vivre dans la peur.

Certains habitants ont, de fait, décidé de monter leurs propres milices d’autodéfense afin de résister aux violences commises par les groupes armés djihadistes.

Jeunes, manquant de formation et très mal équipés, ces courageux villageois essentiellement appelés à faire des tours de garde, sont tout juste tolérés par le gouvernement.

Un comité d’habitants de la région de Tillabéri, zone dite des « trois frontières » entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, a « de nouveau lancé un appel à toute la population, en particulier aux bras valides et aux bonnes volontés, afin de nous organiser pour défendre notre région ».

Des attaques à répétition

Au début du mois de novembre 2021, près de 100 membres de groupes d’autodéfense ont été tués par des présumés djihadistes dans l’ouest du pays.

C’est ainsi que 69 membres d’un de ces groupes guidés par le maire de Banibangou, avaient été massacrés dans une embuscade le 2 novembre dernier et que le 16 du même mois, 25 personnes d’une autre milice ont aussi perdu la vie lors de l’attaque d’un campement à Bakorat, dans la région de Tahoua, voisine de celle de Tillabéri.

Des milices tolérées par le gouvernement

« Le gouvernement du Niger n’encourage pas les populations à prendre les armes pour se défendre, c’est un grand danger pour elles-mêmes », a déclaré le général Mahamadou Abou Tarka, président de la Haute autorité pour la consolidation de la paix (HACP), conscient du danger que peuvent entraîner pour elles-mêmes, ces milices.

Le président nigérien, Mohammed Bazoum, s’est quant à lui inquiété: « Si vous pensez que vous pouvez assurer votre défense c’est légitime, mais celui qui doit assurer votre défense et sur lequel vous devez compter, c’est l’État ».

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

226 000 passagers ont été enregistrés dans les aéroports du Cap-Vert au mois d'août 2022. Une donnée démontrant que la reprise touristique post-crise Covid se poursuit doucement mais surement sur l'archipel. Selon l'Agence Ecofin, qui relaie l'information, les données attestent d'un "flux de 167 279 passagers internationaux et 58 719...
Le procès était attendu. En exil au Burkina Faso depuis 2009, le capitaine Dadis Camara est rentré en Guinée, le 21 décembre 2021, pour répondre  à la convocation de la justice de son pays, à en croire ses avocats. Il comparait  devant le tribunal, depuis mercredi, avec une dizaine de...
La Banque centrale nigériane a augmenté son principal taux de prêt à 15,5% pour contrer une inflation nationale, mais aussi mondiale, de plus en plus galopante.  Contrer l'inflation et limiter la pression intense conjoncturelle pesant sur la monnaie nigériane, le naira, tel est l'objectif à très court terme mené par...
TRIBUNES LIBRES
Il existe deux types d’intellectuels. Il y a d’un côté,...