Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Guinée : les détenus du régime déchu commencent à être libérés
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Une vingtaine de détenus arrêtés en 2020 pour avoir contesté la réélection d’Alpha Condé ont été libérés de la prison de Conakry. Parmi eux les deux fervents opposants, Etienne Soropogui et Abdoulaye Bah.

Quelques jours après le coup d’État initié par le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé le président guinéen, Alpha Condé, une vingtaine d’opposants au régime déchu, prisonniers à Conakry, ont commencé à être libérés ce mardi 7 septembre 2021.

Des opposants en détention

Un correspondant de l’AFP a pu voir ces détenus sortir de l’établissement pénitentiaire centrale de Conakry ce mardi 7 septembre au soir.

Parmi lesquels, Abdoulaye Bah et Etienne Soropogui qui avaient été arrêtés en 2020 lors de la contestation de M. Condé.

Au total, soixante-dix-neuf détenus sont libérables selon la conclusion entre les nouvelles autorités, l’administration pénitentiaire et les avocats des prisonniers. Les militaires qui ont renversé Alpha Condé s’étaient engagé à accélérer la libération des « détenus politiques ».

Transition politique

Ces premières libérations interviennent à la veille d’un sommet sur la Guinée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a condamné ce putsch et l’arrestation de M. Condé.

En 2020, la Cédéo avait pris des sanctions économiques à la suite d’un putsch similaire au Mali. Les militaires devaient s’engager sur la voie d’une transition de dix-huit mois maximum pour rendre le pouvoir à des dirigeants civils issus d’élections.

Des morts en huis clos

Après dix années de politique Alpha Condé en Guinée, l’Union africaine a appelé à la libération immédiate » de M. Condé et au retour à l’ordre constitutionnel ».

Lors du putsch, aucune mort n’a été rapportée officiellement. Pourtant, sur les réseaux sociaux, des dizaines de messages ont circulé et les médias guinéens ont fait état d’une vingtaine de décès dans les rangs de la garde présidentielle.

D’après les forces spéciales, elles ont agi pour mettre fin à « la gabegie financière » et au « piétinement des droits des citoyens ». Elles ont, selon elles, « dissous le gouvernement et les institutions, et aboli la Constitution qu’avait fait adopter M. Condé en 2020 en invoquant ce changement de loi fondamentale pour se représenter après deux mandats, malgré des mois de contestation réprimée dans le sang. »

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