Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Burkina Faso : l’extradition de François Compaoré suspendue
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La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a suspendu l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, depuis la France, validée le 30 juillet par le Conseil d’État. Dans l’attente d’un avis de la CEDH sur le fond, le frère de l’ancien président burkinabè doit rester en France.

 

Une procédure est longue et pleine de rebondissements. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a suspendu, ce vendredi 6 août 2021, l’extradition de François Compaoré de la France vers le Burkina Faso.

Pourtant vendredi 30 juillet dernier, le Conseil d’État français avait bel et bien validé son extradition. Les avocats de François Compaoré avaient alors saisi la CEDH « afin qu’elle fasse échec à l’extradition envisagée ». Celle-ci avait alors demandé des garanties selon lesquelles il ne serait pas torturé, et avait laissé quelques jours de battements.

« La Cour a décidé d’indiquer au gouvernement français, en vertu de l’article 39 du règlement de la CEDH qui régit les mesures provisoires, que M. Compaoré ne devrait pas être extradé vers le Burkina Faso pendant la durée de la procédure devant la Cour », a expliqué l’instance judiciaire du Conseil de l’Europe dans un communiqué retranscrit pas nos confrères du Monde. Une « décision indépendante et impartiale », saluée par les avocats de M. Compaoré.

 

A l’origine

 

François Compaoré, le frère cadet de Blaise Compaoré (président contraint à la démission par la pression populaire en 2014 après vingt-sept ans de mandat) avait été arrêté à l’aéroport de Roissy en France, le octobre 2017, suivant un mandat d’arrêt international lancé par les autorités de Ouagadougou.

Il avait en effet été mis en cause dans l’assassinat, le 13 décembre 1998, de Norbert Zongo, célèbre journaliste burkinabè pour L’Indépendant, qui enquêtait alors sur le meurtre du chauffeur de François Compaoré. Celui-ci avait été tué avec trois de ses camarades et les corps avaient été retrouvés calcinés dans le sud du Burkina.

En 2006, l’affaire est classée sur un non-lieu et n’est rouverte qu’après la chute de Blaise Compaoré. En juin 2019, François Compaoré, a vu son pourvoi en cassation rejeté par la France, qui a fini par valider son extradition. Reste à connaître la décision de la CEDH sur le fond.

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