Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : la construction au service de la croissance

Malgré la pandémie mondiale, la Côte d’Ivoire continue d’afficher d’impressionnants taux de croissance. Une réussite portée notamment par les succès du secteur de la construction : politique de grands travaux et de scolarisation ont ouvert d’importants débouchés au secteur, désormais pilier de la croissance ivoirienne. Des entreprises du bâtiment comme la SIMDCI de Sidi Mohamed Kagnassi s’inscrivent dans cette démarche alliant construction et croissance inclusive.

Portée par les grands travaux, la construction en plein essor

L’une des “plus dynamiques d’Afrique” : c’est ainsi que la Banque mondiale a récemment qualifié l’économie ivoirienne. Alassane Ouattara ne s’y est pas trompé, qui a su mettre en avant son bilan économique à l’occasion de la campagne présidentielle ayant mené à sa réélection. Les chiffres sont éloquents : une croissance entre 6 et 11% entre 2012 et 2019. Et malgré la crise sanitaire, ayant entraîné une récession mondiale, la banque mondiale anticipait fin 2020 un rebond de 5% en 2021. Pour Youssouf Carius, PDG de Pulsar Partners, un fonds d’investissement ivoirien, la Côte d’Ivoire a su sortir de la dépendance au cacao pour nourrir sa croissance : “Autrefois, à la moindre baisse du cours du cacao, la croissance dégringolait mécaniquement. Mais aujourd’hui, d’autres secteurs ont pris de l’envergure, et ce mix économique constitue le bouclier de l’économie ivoirienne” , analyse-t-il. Résultat : “la Côte d’Ivoire est bien plus résiliente qu’il y a dix ans”. Parmi ces autres secteurs, il faut noter l’importance de la construction et du bâtiment, particulièrement dynamiques. Entre 2012 et 2018, le BTP a connu une croissance annuelle de 26%, selon le baromètre du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics. Au point de faire du BTP le troisième créateur d’emplois du pays (10% chaque année), derrière le commerce (31%) et l’industrie manufacturière (15%).

Un pilier du développement en Côte d’Ivoire

A l’origine de cette croissance à deux chiffres et de la bonne santé du secteur, on trouve d’abord une politique de grands travaux : “Le bilan économique du président Ouattara est plutôt positif. Les bonnes performances macroéconomiques ont été portées par ce que j’appellerais un rattrapage, avec, pour socle, des investissements massifs dans les infrastructures”, évoque Gilles Yabi, économiste et analyste politique béninois, fondateur du think tank ouest-africain Wathi. Parmi ces grands travaux d’infrastructures, on trouve la remise en état du réseau routier prioritaire. Pour quelque 1500 km de routes internationales et 8000 km de nationales, les besoins en financement avaient été estimés en 2011 à 1500 milliards de FCFA. Et en 2018, un nouveau programme de modernisation des infrastructures routières a été adopté, d’un montant de 3750 milliards de FCFA sur cinq ans. Le développement du secteur aérien a été accompagné par plusieurs chantiers de modernisation des aéroports du pays. Celui d’Abidjan, lancé en 2017, a nécessité 42 milliards de FCFA. Mais les grands travaux concernent aussi les zones industrielles, comme celle de Yopougon, dont la rénovation s’est achevée en 2018.

Allier construction et éducation : l’exemple de la SIMDCI de Kagnassi

Pour Gilles Yabi, “Construire des ponts et d’autres infrastructures qui améliorent la connectivité est clairement utile pour l’activité économique et pour les populations.” L’urbanisation et le développement des villes apparaissent comme un moteur de croissance. Mais pour que la population touche les fruits de cette croissance, les ponts ne suffisent pas. D’autres infrastructures, scolaires par exemple, sont nécessaires, et mobilisent le secteur du BTP. Un exemple avec la SIMDCI, société incontournable du bâtiment en Côte d’Ivoire. L’entreprise fondée par Mohamed Sidi Kagnassi a en dix ans construit 573 écoles et créé 18 000 emplois. La SIMDCI, leader dans son domaine, peut se prévaloir de la construction de la construction de 200 collèges et lycées d’une vingtaine de classes chacun en moyenne. Une priorité en Côte d’Ivoire où en 2017, 30% des enfants âgés de 6 à 11 ans demeuraient hors du système scolaire, dans laquelle s’inscrit donc la société fondée et dirigée par M. Kagnassi.

Cette urgence éducative, Alassane Ouattara en a fait un fer de lance de sa politique, lui qui a rendu en 2015 l’école obligatoire pour tous les Ivoiriens de 6 à 16 ans. Une politique de scolarisation qui est donc passée par la construction de nombreuses écoles et salles de classe. « En cinq ans, nous avons ouvert davantage de classes qu’au cours des vingt années précédentes », rappelait le président ivoirien en 2018.

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