Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mali et Union africaine : suspension après le dernier et récent coup d’État 

Au Mali, après le deuxième coup d’Etat militaire en l’espace de neuf mois, l’Union africaine (UA) a décidé le 1er juin de suspendre le pays.

L’UA exhorte les militaires maliens à « urgemment et inconditionnellement retourner dans leurs casernes et à s’abstenir de toute interférence future dans le processus politique ». C’est ainsi que fermement l’UA réagit au dernier coup d’État survenu au Mali il y a quelques semaines.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a ainsi annoncé qu’elle « décide (…) de suspendre immédiatement la République du Mali de sa participation à toutes les activités de l’Union africaine, ses organes et ses institutions, jusqu’à ce qu’un ordre constitutionnel normal soit rétabli dans le pays », a déclaré dans un communiqué le Conseil de paix et de sécurité de l’organisation.

Le texte de la déclaration se veut précis et incitatif. L’UA demande que les conditions pour le retour à une transition démocratique soient établies « sans entrave, d’autres mesures punitives » contre ceux qui empêchent la transition. Le Mali a connu deux coups d’État en neuf mois. Le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », accusé de corruption et d’impuissance face à l’insécurité, est destitué après un putsch.

L’UA avait alors déjà suspendu le Mali. La décision fut levée en octobre, après négociations avec la junte. Celle-ci s’était engagée sur les modalités de transition vers un pouvoir civil à horizon dix-huit mois. En avril 2021, les autorités de transition avaient fixé les dates des élections présidentielle et législatives. Les Maliens devaient être appelé aux urnes en février et mars 2022

Le récent coup d’État en date du 24 mai, met en lumière le mécontentement des militaires. Ceux-ci remettent en cause la recomposition récente du gouvernement.  Le 28 mai la Cour constitutionnelle malienne a déclaré que le chef de l’État et président de transition est le colonel Assimi Goïta. Assimi Goïta est la personnalité de cette période troublée au Mali. Il a d’ores et déjà annoncé que les élections initialement prévues en février et mars, se dérouleraient bien en 2022.

De son côté l’UA annonce l’organisation prochaine d’une mission d’évaluation au Mali. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), a fait savoir qu’elle suspend le Mali de l’institution.

 

 

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