Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Afrique de l’Ouest : vers une recrudescence du virus Lassa ?
Nigéria fièvre de lassa

Le gouvernement libérien confirmait en septembre 2019 la présence sur son territoire d’une vaste épidémie liée au virus Lassa. Ce dernier, proche d’Ebola, provoque une fièvre hémorragique foudroyante. Un fléau qui repart de plus belle au Nigeria. 

Selon le bilan des autorités sanitaires libériennes, 21 personnes sur 90 avaient déjà succombé durant cette période à la maladie, également présente épisodiquement en Sierra Leone, en Guinée et bien entendu au Nigéria, berceau de ce virus.

Monrovia avait également prévenu la population de faire particulièrement attention aux rats et blattes susceptibles de faire proliférer l’épidémie. D’autant plus, que celle-ci intervenait à une période qui n’avait pas été anticipée.

Pire, le manque de moyens en termes de soins et d’infrastructures, criants sur le territoire, sous-entendait que le nombre de décès était susceptible de progresser.

Une épidémie qui repart au Nigéria

De son côté, le Nigeria Centre for Disease Control (NCDC) signale, au 30 avril, six cas supplémentaires de fièvre de Lassa sur le territoire. Ce qui porte le total à 247 malades depuis le début de l’année.

Par ailleurs, 50 décès liés aux cas confirmés (soit 20 %) sont déjà actés. Au total pour 2021, 14 États ont enregistré au moins un cas confirmé dans 52 zones de gouvernement local. Sur l’ensemble des cas confirmés, 79 % proviennent notamment des États d’Edo (44 %), d’Ondo (28 %) ou encore de Taraba (7 %).

Qu’est que la fièvre de Lassa ?

Pour rappel, la fièvre de Lassa est une maladie virale aigüe présente en Afrique de l’Ouest. Cette maladie apparut en 1969 lorsque deux infirmières missionnaires sont mortes au Nigeria. Le virus tire en effet son nom de la ville nigériane où les premiers cas frappèrent le pays. Appartenant à la famille “Arenaviridae”, ce virus à ARN à simple brin est zoonotique, c’est-à-dire transmis par les animaux.

La fièvre de Lassa est endémique dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, notamment en Sierra Leone, au Liberia, en Guinée et au Nigéria. Toutefois, d’autres régions sont également exposées à la présence massive de l’animal vecteur du virus, à savoir le rat plurimammaire.

En 2009, le premier cas au Mali a été signalé par un voyageur vivant dans le sud du pays. Quant au Ghana, Accra a déclaré les premiers cas sur son territoire fin 2011. Des victimes isolées ont également été signalées en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Sachant qu’il existe des signes sérologiques d’infection au virus de Lassa au Togo et au Bénin.

Le nombre annuel de cas d’infection au virus de Lassa en Afrique de l’Ouest est estimé entre 100 000 et 300 000, avec près de 5000 décès. Il s’agit malheureusement d’estimations brutes car la surveillance des cas de la maladie n’est pas réalisée de façon uniforme.

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