Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
L’Union africaine appelle à « explorer le dialogue avec les extrémistes »

Suite à l’échange de deux cents détenus contre quatre otages au Mali, un nouvel angle d’approche sur sujet est envisagé.

Smaïl Chergui est commissaire de l’Union africaine (UA) à la paix et la sécurité. Il exhorte à une nouvelle logique : « explorer le dialogue avec les extrémistes »« Le terrorisme et les violences entre communautés persistent et la menace s’étend en Afrique de l’Ouest » déclare Smaïl Chergui. « La violence quasi quotidienne, associée à des allégations récurrentes de manquements aux droits de l’homme, a dressé les communautés les unes contre les autres d’une part, et contre les forces de sécurité et de défense d’autre part » précise le haut responsable de l’UA.

La crise au Sahel dure depuis maintenant huit années et la présence militaire croissante d’acteurs multiples, la France, l’ONU et la force antidjihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), n’a produit que « des avancées non décisives » Smaïl Chergui.

Celui- ci souhaite envisager d’autres stratégies alors que les partenaires du Mali déployés au Sahel « initialement pour une courte durée », « s’y trouvent toujours ».

Aussi selon M. Chergui ; « Le moment est venu de revisiter et d’adapter les stratégies de stabilisation de la région du Sahel pour les unifier », poursuit-il. « Toute idée innovante est la bienvenue pour faire taire les armes en Afrique, en premier lieu celles portées par les terroristes et les extrémistes violents ».

Pour autant, les gouvernements malien et français avaient en son temps refusé de suivre les recommandations d’une conférence d’entente nationale organisée en 2017 à Bamako, en faveur de l’ouverture de négociations avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa, un autre dirigeant du GSIM, dont le groupe opère dans le centre du pays.

Fort est de constater qu’au Mali les perspectives d’une éventuelle accalmie après la libération des otages n’a pas été constatée. Ainsi douze civils et onze militaires maliens ont été tués mardi 13 octobre par de présumés djihadistes dans le centre du Mali.

Source : Le Monde Afrique

 

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