Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Banque mondiale et Bad en désaccord sur la dette africaine

Le président de la Banque mondiale formule des reproches à l’égard la BAD qu’elle accuse de générer un accroissement des problèmes d’endettement de l’Afrique en prêtant toujours plus aux pays en difficultés.

 Après les accusations de David Malpass, président de la Banque mondiale, la BAD réagit avec virulence et dénonce des propos « non fondés sur des faits » qui « mettent en cause l’intégrité de la [banque], discréditent ses systèmes de gouvernance et insinuent à tort qu’elle fonctionne selon des normes différentes de celles de la Banque mondiale. Une telle idée va à l’encontre de l’esprit du multilatéralisme et de notre travail de collaboration » selon les propos du communiqué.

Ainsi lors d’un forum de la Banque mondiale et du FMI à David Malpass a critiqué plusieurs banques de développement, estimant qu’elles « ont tendance à prêter trop rapidement et à aggraver le problème de la dette des pays ». Le président de l’institution a notamment cité en exemple la BAD pour ses prêts au Nigeria et à l’Afrique du Sud qui plongeraient ces pays dans une situation budgétaire difficile.

La réaction de la BAD ne s’est pas fait attendre : « Nous estimons que la Banque mondiale aurait pu explorer d’autres cadres existants pour discuter, entre banques multilatérales de développement, des questions liées à la dette. La déclaration générale du président du Groupe de la Banque mondiale laissant penser que la Banque africaine de développement contribue à l’endettement des pays africains et que ses normes de prêt sont moins strictes est tout simplement fallacieuse et inexacte »

Cependant la BAD révèle que la Banque mondiale grâce à sa puissance financière- décaisse beaucoup plus de fonds à destination des économies nigériane et sud-africaine, soit respectivement 8,3 milliards de dollars et 2,4 milliards de dollars en 2018, contre 2,1 milliards de dollars et 2 milliards de dollars pour la BAD.

La BAD cependant confirme qu’elle suit des normes strictes dans son processus d’octroi de prêts. Et ce même si l’institution financière reconnait l’aggravation de la dette des pays africains.

Source : La Tribune Afrique

 

 

 

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