Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Zone de libre-échange en Afrique : la ZLECA aura son siège au Ghana

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) est entrée en vigueur à la fin du mois de mai. Dorénavant la phase opérationnelle est lancée et le ZLECA se dote d’un siège officiel situé au Ghana.

 L’Afrique lance la ZLECA, la plus grande zone de libre-échange au monde depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce. Cette zone présente un marché potentiel de 1,2 milliard de personnes. 53 pays sur les 55 ont signé l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine. Le lancement officiel a eu lieu lors du sommet l’UA, le dimanche 7 juillet à Niamey au Niger. Le Bénin et le Nigéria, rétifs au début du projet rejoignent l’organisation.

La ZLECA se veut un stimulant commercial pour les pays de la zone Afrique. L’organisation doit contribuer à libérer le potentiel économique de l’Afrique en renforçant les chaînes d’approvisionnement et en fluidifiant les échanges inter-régionaux. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi, président de l’UA a salué le lancement de la ZLECA : «Les yeux du monde sont tournés vers l’Afrique». Selon le président actuel de l’UA, l’accord va renforcer la position de négociation africaine sur la scène internationale.

Cependant la création de la ZLECA a été faite dans un contexte d’absence de monnaie unique et la mise en œuvre de cette nouvelle zone commerciale pose encore bien des questions alors que le continent présente déjà plusieurs zones commerciales concurrentes qui se chevauchent -CEDEAO à l’ouest, EAC à l’est, SADC au sud et COMESA à l’est et au sud. Ces blocs régionaux ne génèrent que de faibles échanges dans le cadre de la présence de que de nombreuses et diverses monnaies.

La ZLECA devra faire face à un contexte difficile où constat est fait de la faiblesse de l’industrialisation, du manque d’infrastructures et de diversification des produits commercialisés sur le Continent.

Outre les questions monétaires et logistiques ; des voix s’élèvent pour pointer les inégalités que la ZLECA engendrerait éventuellement. Ainsi des pays à hauts potentiels comme le Nigeria dont l’économie dépendante des recettes pétrolières est peu diversifiée aurait à souffrir de la mise en place de la ZLECA. En synthèse , les pays de la ZLECA souffrant de fragilité de leur appareil industriel pourrait être « désavantagés ».

L’accord serait plus bénéfique à des économies mieux structurées, notamment l’Afrique du Sud et les pays d’Afrique du Nord dont l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et dans une certaine mesure l’Ethiopie.

Source : La Tribune Afrique

 

 

 

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