Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mauritanie : pour le candidat anti-esclavagiste la présidentielle est déjà jouée
Présidentielle en Mauritanie

Le porte-drapeau de la coalition IRA-Sawab, Biram Dah Abeid, dénonce le refus de Nouakchott d’accueillir sur le territoire des observateurs étrangers chargés de veiller au bon déroulement de la présidentielle du 22 juin prochain.

“Le refus des autorités d’accepter les observateurs lors de la présidentielle est un très mauvais signe. Cela corrobore nos inquiétudes sur la mauvaise foi du gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz et son intention de faire encore un coup d’État électoral contre le peuple mauritanien (…) Je lance un appel pour que les autorités se ressaisissent à temps et que la Céni (Commission électorale nationale indépendante) rectifie la configuration et la constitution des bureaux de vote, de manière à ce que l’impartialité soit de rigueur.”

Le militant anti-esclavagiste, leader du mouvement IRA, non reconnu par l’Etat, a profité d’une interview accordée au média francophone, RFI, pour appeler la communauté internationale à réagir dans les plus brefs délais sur le dossier politique mauritanien.

Et pour cause, sans observateurs étrangers présents dans les bureau de vote le jour J, les dés seront fatalement pipés. Et Mohamed Ould Abdel Aziz, le président en place, gardera logiquement sa couronne… via un véritable simulacre électif.

Pour information, l’IRA va enfin pouvoir briguer la plus haute fonction du pays. Créée en 2008 pour combattre le fléau de l’esclavage qui gangrène la société mauritanienne depuis des lustres – et cela, malgré son abolition en 1981 – cette dernière a en effet trouvé un accord avec le parti Sawab en mai 2018 afin d’aligner des candidats sur la scène politique locale. Sawab étant lui autorisé à “concourir”.

Crédit photo : Pixabay

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