Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Nouvelle présidentielle pour le 3 novembre pour une Guinée-Bissau sans Premier ministre

La situation socio-politique se dégrade en Guinée Bissau. Même si le président de la commission nationale des élections (CNE) se tient prêt et se dit techniquement au point pour de nouvelles élections ; le contexte demeure fragile. Pedro Sambú s’est déclaré convaincu, que la CNE peu organiser l’élection présidentielle dans de bonnes conditions. Deux dates sont annoncées pour la tenue du scrutin: le 3 novembre pour le premier tour et le 8 décembre pour le second tour.

La Guinée Bissau vit un épisode fragilisant pour le pays. Les Guinéens assistent à des grèves dans l’administration, des manifestations publiques, des querelles entre partis au parlement. «La situation politique et économique en Guinée-Bissau est dangereuse» a indiqué le 14 mai Tulinabo Mushingi, l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar et Bissau.

La Commission nationale des élections (CNE) a annoncé les dates du 3 novembre et du 8 décembre prochains, pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle. Le président sortant, José Màrio Vaz ne semble pas pressé de répondre favorablement à la proposition de dates de la Commission électorale.

Au pouvoir depuis 2014, le président actuel se dit très préoccupé par la situation de blocage que vit le paysage politique de son pays. «Il est nécessaire d’écouter le gouvernement et les partis politiques dotés de sièges au Parlement. Dans ce contexte, je ne peux pas fixer de date tant que ces instances ne se seront pas prononcées sur le sujet» a ainsi déclaré José Mário Vaz.

Cela fait près de deux mois, après les législatives du 10 mars dernier que la Guinée-Bissau est sans Premier-ministre. Le président devait nommer Domingos Simoes Pereira chef du PAIGC, le parti qui a remporté le scrutin,

Mais l’affrontement entre PAIGC et MADEM-G15 a eu raison de la nomination et a conduit à un blocage institutionnel. Cette situation empêche que se forme le Bureau de l’Assemblée nationale. MADEM-G15 avait désigné Braima Camara pour le poste de deuxième vice-président de l’institution. Mais le PAIGC a récusé ce choix. Depuis, la situation s’enlise. Une mission expresse de quelques heures de la CEDEAO était intervenue, sans résultats. Les appels et tentatives de conciliation de la communauté internationale, n’ont pas plus confirmer leur mission. Cette situation de crise politique intervient dans un contexte de crise sociale. L’union nationale des travailleurs de Guinée-Bissau (UNTG), appelle fonctionnaires à multiplier les grèves . Les revendications sont d’ordre salariales, réclamant hausses de salaires et paiement des arriérés. pour réclamer des revalorisations de salaires et le paiement d’arriérés.

Les élections pourront-elles se tenir dans un te contexte. Là est la question. L’idée d’une future révision de la constitution point et devrait permettre de clarifier les rôles dans l’exécutif bicéphale de cette république parlementaire.

Source : La Tribune Afrique

 

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