Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Burkina Faso : une statue érigée à Ouagadougou à la mémoire de Thomas Sankara

Le chef de l’Etat burkinabé, Roch Kaboré et l’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings ont inauguré le 2 mars une statue à la mémoire de Thomas Sankara. Thomas Sankara fut le leader de la Révolution burkinabè, et fut assassiné le 15 octobre 1987.

 Le Burkina Faso a rendu hommage à son leader de la révolution burkinabè, Thomas Sankara le samedi 2 mars. Un mémorial a été inauguré par le chef de l’Etat burkinabé, Roch Kaboré. Etait présent également l’ancien président ghanéen, John Jerry Rawlings qui fut fait parrain du mémorial.

Le monument se présente sou la forme d’un mémorial en son nom. Une statue immense de cinq mètres de haut en bronze patiné à partir de la technique de la cire perdue est montée sur un socle en béton de trois mètres de haut en forme pyramidale. La structure pyramidale présente quatre faces comportant chacune trois des douze bustes en «haut-relief» symbolisant les douze camarades décédés au même moment que Thomas Sankara.

 Le président du Burkina Faso a déclaré qu’ainsi le chef de la Révolution renait au Conseil de l’Entente, lieu symbolique de la capitale burkinabé. Le « Ché africain» et ses douze compagnons d’armes retrouvent la capitale burkinabé avec les honneurs de la nation.

Selon Roch Kaboré c’est bien un «hommage mérité pour celui qui a été le père de la révolution démocratique et populaire». L’ancien président Rawlings s’est également exprimé. Grand ami de Thomas Sankara, l’ancien président a précisé les raisons pour lesquelles ce mémorial est important : «Nous avons des émotions sur ce site, mais nous devons capitaliser ces émotions pour avancer. Ceux qui sont tombés ici nous rappellent qu’on lutte pour la liberté et la justice». Si la justice suit son cours, le devoir de mémoire est d’ores et déjà à l’œuvre. Le président Kaboré a déclaré que le des progrès sont notés dans le traitement de la recherche des assassins :«Nous arrivons à faire en sorte que ce dossier puisse être enfin jugé et que les responsables soient connus», a indiqué Roch Kaboré.

«Le Ché africain» a été assassiné le 15 octobre 1987 avec 12 de ses compagnons, après quatre ans passés au pouvoir. Il était un fervent défenseur de l’indépendance financière des Etats africains. Il avait également développé une pensée autour l’impérialisme. Depuis sa disparition Thomas Sankara est progressivement devenu une icône du panafricanisme, auprès de la jeunesse.

Source : La Tribune Afrique

 

 

 

 

 

 

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