Les compagnies de télécoms n’ayant pas tenu leurs engagements pris en 2018 ; le gouvernement remet à l’ordre du jour la taxe sur les appels internationaux pour le budget 2019.
Les groupes de télécoms s’étaient engagés à améliorer leurs prestations et à investir dans le secteur mais fort est de constater qu’il n’en est rien. Les autorités du pays ont donc décidé de réinstaurer la taxe sur les appels internationaux. Les signaux d’alerte étaient pourtant clairs après que les autorités aient sévèrement sanctionné quelques-unes des compagnies télécoms pour défaut de paiement d’impôts. Dans un communiqué officiel, le gouvernement nigérien a fixé les modalités de rémunération du trafic des communications internationales et a annoncé avoir réinstauré, pour le compte de l’année budgétaire 2019, une taxe sur les appels internationaux entrants au Niger.
Cette taxe est nommée Taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE) et cette nouvelle disposition fiscale consiste à prélever entre 50 (pour les compagnies détentrices de licence 4 G) à 88 Fcfa par minute de communication sur les appels internationaux entrants.
Cette taxe n’est pour autant pas une nouveauté. Elle existait jusqu’en 2018, année au cours de laquelle elle a été supprimée. Cette taxe rapportait en son temps, à l’Etat des recettes d’une vingtaine de milliards de francs CFA (environ 30 millions d’euros). Il avait été décidé de la supprimer moyennant une contrepartie qui consistait à des engagements de la part des compagnies de télécoms d’améliorer leurs prestations et d’intensifier leurs investissements. Il n’en fut rien selon les autorités et le gouvernement a décidé d’une mesure de coercition.
«Malheureusement, force est de constater que les engagements auxquels ces sociétés ont souscrit n’ont pas été entièrement honorés […] C’est pourquoi il est proposé le rétablissement de cette taxe », a déclaré Hassoumi Massoudou, ministre des Finances, en septembre dernier.
C’est un cercle vicieux dans lequel se sont installées les parties-prenantes du secteur. Déjà en 2017, l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste du Niger (ARTP) avait infligé aux opérateurs télécoms plus de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) d’amendes pour ne pas avoir «amélioré» la couverture et la qualité de leurs services comme ils s’étaient engagés à le faire.
Source : La Tribune Afrique
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