Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Sadri Fegaier (SFAM), l’entrepreneur tunisien qui cartonne en France
Sadri Fegaier SFAM - Tribune Ouest

Originaire d’une famille modeste, l’entrepreneur franco-tunisien Sadri Fegaier est aujourd’hui à la tête de SFAM, un acteur majeur de l’assurance affinitaire en Europe. Un exemple pour les jeunes générations.

C’est un véritable « self-made-man », un homme qui ne doit son succès qu’à son travail, à sa compréhension des affaires, à son initiative et à son pouvoir décisionnel. Sans oublier sa confiance en lui : « Quand on est un chef d’entreprise, on reçoit beaucoup de conseils. Il faut entendre, mais pas forcément écouter. Vous devez garder et imposer votre ligne de conduite. Si vous voulez créer un concept, il faut aller au bout des choses. Si on avait écouté les distributeurs, on ne l’aurait pas fait », raconte celui qui a réussi en faisant l’inverse de ses concurrents.

Au début des années 2000, alors qu’il venait d’obtenir son BTS, l’entrepreneur franco-tunisien ouvre un premier magasin de téléphonie mobile. « Je n’avais aucun sou en poche. J’ai investi 50 000 francs que j’avais pu emprunter à la banque », se souvient-il. Deux ans plus tard, il avait ouvert cinq boutiques et continuait de faire mentir les plus pessimistes : « J’ai entendu des gens me dire qu’on n’entendrait plus parler du portable dans deux ans ! J’en ai tiré une leçon : il faut rester confiant et avoir des convictions. Dès que vous êtes convaincu, il faut foncer ». C’est en 2010 que tout bascule. Free Mobile, le quatrième opérateur français, est en train de révolutionner le marché de la téléphonie mobile. Sadri Fegaier voit alors s’ouvrir devant lui le marché de l’assurance affinitaire pour mobile et décide, contrairement à ses concurrents, de proposer une assurance tous risques. SFAM voyait alors le jour. « Nous avons été les premiers à couvrir jusqu’à la perte du produit », se félicite-t-il.

En février 2010, plus de 300 partenaires commercialisent les offres SFAM. Deux ans plus tard, en décembre 2012, plus de 1 500 partenaires proposaient ces contrats d’assurance, et SFAM compte alors plus de 300 000 clients. En janvier 2016, les chiffres commencent à donner le tournis : le capital social est passé à 12 millions d’euros, plus de 100 000 contrats sont commercialisés mensuellement et le Fonds d’investissement Winch Capital 3, géré par Edmond de Rothschild Investment Partners, prend une participation minoritaire dans le capital du groupe SFAM.

En 2018, la société table sur un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Elle revendique plus de 4 millions de clients et 200 000 ventes par mois. Née à Romans-sur-Isère (Drôme), SFAM est désormais implantée à Roanne (Loire), à Paris, mais aussi en Belgique, en Espagne et en Suisse. La société devrait bientôt être présente aux Pays-Bas, en Italie et en Allemagne.

Aujourd’hui, SFAM ne compte pas moins de 1 400 salariés (ils seront 2 000 à la fin de l’année), qui l’ont élue comme étant l’une des entreprises françaises où il fait bon travailler. Le courtier est en effet arrivé en tête du classement HappyAtWork 2017 pour les entreprises de 500 à 999 salariés. « Dans le service, les équipes doivent être motivées et avoir envie de développer de la qualité. Il faut que les salariés soient dans de bonnes conditions de travail et que la rémunération soit à la hauteur », affirme Sadri Fegaier, qui reconnaît l’importance de savoir s’entourer des bonnes personnes.

 

Une mère femme de ménage, un père routier

Extraordinaire, le parcours de ce jeune de province d’origine tunisienne issu d’une famille modeste — une mère femme de ménage et un père routier — devrait en inspirer plus d’un en France comme en Tunisie. Composée d’environ 1,2 million de personnes, la diaspora tunisienne « regorge de talents et d’investisseurs potentiels animés par un profond désir d’entreprendre dans leur pays d’origine », souligne L’Economiste maghrébin. Le quotidien économique rappelle d’ailleurs que le montant des transferts relatifs aux activités de la diaspora a atteint 3,5 milliards de dinars (environ 1,6 milliard d’euros) depuis 2016, soit près de 4,6 % du PIB tunisien.

Il reste bien entendu un potentiel énorme sur place. Mercredi 7 novembre, la Yunus Social Business Tunisia a ainsi accordé d’importantes subventions à quatre startups prometteuses : Bluefish (cabinet de conseil), Né à Tunis (création de meubles et décoration), Smart Wash Tecnovap Tunisie (nettoyage et désinfection) et Next Gen (software et hardware médical). Leur point commun : avoir été créées par des jeunes ambitieux qui, comme Sadri Fegaier, n’ont que leur talent et leur motivation pour réussir.

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