Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Crise au Togo : Nana Akufo-Addo consulte largement avant les législatives

 

La date des élections législatives est fixée au 20 décembre. Mais entre l’appel au boycott de l’opposition et l’empressement du pouvoir à aller aux législatives le président ghanéen consulte toutes les parties-prenantes pour éviter une nouvelle crise éventuelle.

Nana Akufo-Addo est mobilisé d’audiences en audience accordées aux acteurs de la crise politique afin de préparer au mieux les élections législatives qui se profilent fin décembre. Le président ghanéen a d’ores et déjà reçu les représentants de l’Eglise et des communautés musulmanes. Il doit dans la foulée recevoir la délégation de la Coalition de 14 partis d’opposition.

Les acteurs de la crise se sont tournés vers Nana Akufo-Addo, médiateur pour la CEDEO dans la crise sociopolitique togollaise. Crise qui dure depuis maintenant depuis plus d’un an. Donc le dimanche 16 décembre, le chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo a reçu à Accra une délégation de la Coalition de 14 partis d’opposition.

L’opposition togolaise est en effervescence car les délais sont courts pour agir et la rue togolaise apparaît hésitante à suivre le mouvement de protestation. Il reste trois jours avant l’ouverture des bureaux de vote pour les législatives fixées au 20 décembre.

La position de l’opposition comme celle des prescripteurs est claire : elle plaide pour un report des législatives afin de permettre la mise en place des réformes institutionnelles nécessaires pour le respect de l’équité démocratique. Les acteurs de la crise agitent devant Nana Akufo Addo, l’épouvantail d’un possible chaos post-électoral. Alors que la campagne électorale s’achève, le président ghanéen manœuvre habilement et cherche une solution apaisant pour calmer la protestation qui gronde dans le pays.

Le parti présidentiel et les 12 partis en lice pour les élections des 91 sièges de l’Assemblée nationale se mobilisent et voient le sablier se vider avant le 18 décembre, jour de la fin de la campagne. Les pouvoirs publics ont pris des mesures de précaution en face de menaces de manifestations brandies par l’opposition. Ainsi le ministère de l’Administration territoriale a interdit toute manifestation durant la période électorale.

Et le pays attend les propositions du représentant de la CEDEO, pour une éventuelle sortie de crise apaisée.

Source : La Tribune Afrique

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