Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : de nouvelles mesures pour lutter contre l’orpaillage clandestin  

Pour lutter contre le fléau de l’orpaillage illégal, la Côte d’Ivoire prend deux mesures : la création d’une brigade spéciale pour réprimer les activités d’orpaillage clandestin et les infractions globales du code minier, ainsi que le lancement d’une école consacrée à la formation des acteurs du secteur.

Le ministre ivoirien des Mines et de la géologie, Jean Claude Kouassi, a déclaré la semaine dernière que le gouvernement intensifie sa lutte contre l’orpaillage clandestin et a pris de nouvelles mesures pour défendre les exploitations minières légales. « Nous avons créé une brigade dédiée à la répression de l’orpaillage clandestin et de l’ensemble des infractions du code minier», a déclaré le ministre. La brigade aura à sa disposition «tous les moyens nécessaires pour se montrer à la hauteur de sa mission» a précisé le ministre. Il a donné en exemple l’équipement des drones et des moyens de surveillance satellitaire dont seront dotées les équipes : afin de mieux veiller et contrôler l’ensemble des sites miniers. L’objectif est de démanteler rapidement les sites d’orpaillage clandestins et à terme d’éradiquer le phénomène d’orpaillage clandestin.

En septembre à Hiré (Divo), le ministre des Mines déclarait que «l’éradication de l’orpaillage clandestin est un impératif absolu pour l’Etat». C’est la raison pour laquelle le gouvernement a mis en place des mesures supplémentaires telles que la création la création de chantiers-écoles dédiés à la formation des artisans miniers.

L’ambition de ce plan orpaillage est d’encadrer précisément et rigoureusement la filière. Pour ce faire professionnaliser les acteurs de la filière minière artisanale est un premier pas vers la structuration de la filière.

Jean Claude Kouassi que les mesures décidées par le gouvernement seront prises dans le même temps. Selon Kouassi, l’intensification de la répression de l’orpaillage clandestin au niveau du gouvernement ira de pair avec l’ouverture par la Société pour le développement minier (SODEMI) des chantiers-écoles. «Ces chantiers-écoles ont pour objectif de former à l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle au bénéfice de celles et ceux qui ont choisi de s’investir dans cette activité et d’en vivre décemment » a précisé le ministre.

Le premier chantier-école est déjà annoncé et sera ouvert dans quelques semaines à Bozi dans le département de Bouaflé. Les artisans miniers à la sortie de leur formation seront employés dans les sites d’exploitation minière du pays.

Source : La Tribune Afrique

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