Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Nigéria : offensive contre les centres de santé illégaux

Les autorités du Nigéria ont lancé cette semaine une offensive contre les centres de santé illégaux. Ainsi elles ont annoncé la fermeture d’un peu plus d’une centaine de centres de santé illégaux dans l’Etat de Nasarawa, dans le centre-nord du pays.

 Le gouvernement a pris la décision de lutter contre les centres de santé illégaux qui se développent dans tout le pays. Et c’est plus d’une centaine de centres qui viennent de fermer leurs portes. Ces centres exerçaient leurs activités sans autorisation du gouvernement local, celle-ci étant devenue obligatoire. Selon la presse locale, le gouvernement a ordonné la fermeture ce mercredi 14 novembre de plus de  109 centres de santé «illégaux» dans l’Etat fédéré de Nasarawa, dans le centre-nord du pays.

Ces centres exercent leurs activités sans l’approbation obligatoire du gouvernement local. Haruna Ekom, le directeur du Service clinique lors d’une déclaration à la presse a affirmé, qu’à Lafia, dans la capitale de l’Etat de Nasarawa, certaines cliniques n’avaient pas de permis d’activité et pratiquaient dans l’illégalité totale.

Haruna Ekom a précisé que les inspecteurs du ministère nigérian de la Santé dépêchés sur place avaient procédé à une évaluation dans ces centres identifiés comme suspects, afin d’identifier si il était nécessaire de les fermer. Par l’entremise du ministère nigérian de la Santé, le gouvernement entend poursuivre une politique d’assainissement du secteur de la santé en assurant le strict respect des normes en vigueur.

La société civile se mobilise également dans cette lutte contre les centres de santé «non reconnus et non conventionnels». La corporation médicale prend très au sérieux cette démarche et l’Association médicale nigériane a récemment demandé au Sénat d’adopter une loi contre l’imposture médicale. Il s’agit pour les acteurs du secteur d’intensifier la lutte contre les non professionnels qui exercent également sans en avoir l’autorisation et qui cause dommages non seulement aux populations mais également au secteur.

Source : La Tribune Afrique

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