Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Bénin : création d’un comité pour la restitution des œuvres d’art détenues par l’Etat français

Le président Patrice Talon a créé cette semaine un comité chargé de la  coopération muséale et patrimonial entre la France et le Bénin afin d’envisager les modalités de restitution des œuvres d’art appartenant au Bénin.

 Le comité nouvellement créé sera dirigé par Nouréini Tidjani-Serpos, ex-sous-directeur général Afrique de l’Unesco. Cette création fait suite à l’engagement pris par le président français Emmanuel Macron. Celui-ci s’est en effet engagé à entamer le processus de restitution des œuvres d’art africaines rassemblées pendant la période coloniale.

Les membres du « Comité chargé de coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin » auront pour mission de discuter avec l’équipe française composée de Bénédicte Savoy et Felwine Sarr. Il s’agit de définir les modalités d’un inventaire et d’identifier les conditions de restitution et de circulation des œuvres du Bénin. « Il était nécessaire qu’au niveau béninois nous puissions mettre en place un comité composé de personnes de grande renommée pour être l’interlocuteur de la partie française dans ce processus enclenché depuis 2016 … Ils ont pour mission de conduire la discussion jusqu’à la concrétisation de cette volonté de ramener chez nous ces biens culturels qui nous appartiennent qui font partie intégrante de notre identité et de richesse culturelle » a déclaré le ministre béninois de la culture Oswald Homeky.

Oswald Homeky a annoncé que le comité « est présidé par un concitoyen qu’on ne présente plus, un ancien de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ». C’est ainsi que fut présenté l’ex-sous-directeur général Afrique de l’Unesco et président du Comité exécutif de l’Unesco, Nouréini Tidjani-Serpos. Bien connu des instances gouvernementales, l’ex-sous-directeur général Afrique de l’Unesco a travaillé avec le gouvernement de l’ancien président béninois, Nicéphore Soglo, en gérant le projet de la « route de l’esclave ». Homme de culture, il possède également un musée privé.

Nouréini Tidjani-Serpos dirigera une équipe de 10 experts culturels béninois dont un traditionniste, un muséologue et un historien d’art. « Pas d’arrogance, pas de brutalité. Nous sommes des négociateurs en mission », a commenté un membre du comité à RFI. L’objet est de travailler à rapatrier dans les meilleures conditions d’importantes œuvres composant le patrimoine national.

Source : La Tribune Afrique

 

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