Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Corsair soigne sa relation sénégalaise
Macky-Sall-Corsair-Senegal

Début juin, Corsair a invité une délégation de journalistes sénégalais dans ses locaux parisiens afin de célébrer les progrès accomplis ces dernières années. Un témoignage de considération plutôt rare venant d’une compagnie française, qui démontre toute l’importance que Dakar, et plus largement l’Afrique, représente pour Corsair.

Au Sénégal, un transport aérien dynamique

Les relations entre Corsair et le Sénégal ne datent pas d’hier. La ligne Paris-Dakar gérée par la compagnie a ouvert en 1993. Elle est régulière depuis 2012. L’activité de Corsair a connu une augmentation sensible avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne de Dakar, que le président Macky Sall a soutenu jusqu’au bout. A ce propos, le directeur adjoint aux Affaires commerciales de Corsair, Antoine Huet, saluait la semaine dernière à Paris, face à un parterre de journalistes sénégalais triés pour l’occasion, « une transformation totale » avec l’arrivée de cette plateforme.

« Nous sommes extrêmement satisfaits de cet aéroport qui peut accueillir tout type d’avion » résumait-t-il. Si la section Cargo doit encore être partie finalisée afin de permettre à ABD de devenir le « le premier hub aérien d’Afrique de l’Ouest » comme l’espère Macky Sall, ses débuts sont très encourageants, s’enthousiasme le cadre de Corsair. Et pour cause. Au plus haut niveau de la compagnie, le son de cloche n’est pas différent. « Il y a eu bien sûr une période de rodage au tout début, mais c’est un aéroport beaucoup plus grand, beaucoup plus performant, explique Pascal de Iguazire. Nous en sommes extrêmement satisfaits. Il est plus proche de la zone touristique de Saly. Pour l’image du Sénégal, c’est extrêmement important ».

Au final, depuis le lancement de ses activités à l’Aéroport International Blaise Diagne, le 07 décembre 2017, le trafic de Corsair a progressé de 6%. Mais la relation n’est pas à sens unique. Le rapprochement entre la compagnie aérienne et Dakar a également permis une chute sensible du prix du billet d’avion. “L’arrivée de Corsair est une opération totalement gagnante pour le Sénégal », affirmait Pascal de Iguazire en 2013, soit un an après l’ouverture de la liaison régulière. Au final, les prix baisseront de 33% en deux ans.

Une vision africaine

Depuis quelques mois, Corsair semble tourner toute son attention vers le continent, avec des implantations de plus en plus nombreuses, en Côte d’Ivoire et au Mali, et avec la mise en place d’accord de codeshares (partage de codes entre deux compagnies) avec Aigle Azur sur ces destinations. Un investissement de long terme au sein du continent. À Paris, lors d’un échange à la marge d’un dîner entre journalistes sénégalais, le patron de Corsair se livre davantage sur ses succès africains.

« Nous avons un taux de remplissage très satisfaisant et déjà de très bons retours de la part des clients » explique le directeur général. Ce dernier déplore toutefois, des accords bilatéraux anciens qui paralysent les nouveaux développements du marché aérien. « L’Afrique a besoin de libérer les énergies, d’abolir les frontières, de faire tomber les barrières pour favoriser le développement du transport aérien » déclarait-il.

S’il ne hisse pas le MUTAA (les accords ciel ouvert africain) au rang d’exemple, il récuse en revanche les accords bilatéraux qui inféode un pays d’Afrique à une autre nation, trop souvent occidentale. « Trop de pays africains subissent un carcan réglementaire par des accords bilatéraux qui datent de plusieurs décennies », souligne-t-il. Un appel à la libéralisation qui tombe plutôt bien : jeudi s’ouvrira au Sénégal le salon Africa Convergence, qui doit justement se pencher sur les synergies économiques en Afrique. Le transport aérien ne devrait pas être laissé de côté : pour cause, Pascal de Iguazire devrait compter parmi les panélistes de la conférence.

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