Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mauritanie : l’IRA entrevoit un avenir politique dans sa lutte contre l’esclavage
Mauritanie esclavage IRA

L’ONG IRA – qui lutte depuis 2008 en Mauritanie contre le fléau de l’esclavage qui perdure sur le territoire – a trouvé un accord avec le parti Sawag pour présenter plusieurs candidats lors des prochaines sessions électorales.

Jusqu’à présent, l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) n’était pas reconnue par le pouvoir en place mené d’une main de fer par Mohamed Ould Abdel Aziz.

Et cela pour une bonne raison puisque Nouakchott opère un comportement schizophrénique sur le dossier de l’esclavage, pourtant aboli depuis 1991 et largement condamnable par les textes. A tel point que ce dossier est devenu particulièrement tabou sur le territoire.

Peser sur les urnes

Le leader de l’IRA, Biram Dah Abeid – connu à l’international pour son Prix des droits de l’Hommes reçu à l’ONU en 2013, mais aussi pour avoir fini second de l’élection présidentielle domestique en 2014 derrière Mohamed Ould Abdel Aziz – a donc dû contourner la censure étatique en trouvant un accord avec une formation reconnue.

Une volonté qui a trouvé écho auprès du parti Sawag qui multiplie les rapprochements avec les entités mauritaniennes les plus critiques vis-à-vis de la politique de l’autruche menée par le gouvernement.

Crédit photo : Pixabay

Source : Afrique le 360

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans l’affaire des « biens mal acquis » de la famille Bongo, le directeur juridique de la BNP Paribas a déclaré, face aux magistrats, qu’il jugeait limité l’implication de la première banque française dans le blanchiment d’argent qui a permis à la famille Bongo d’acheter notamment une villa à Nice...
Le chef de l’État s’est exprimé et s’engage fermement dans la lutte contre la corruption politique et le narcotrafic.  Umaro Sissoco Embalo est président de la Guinée-Bissau depuis une an et demi et entend bien gouverner selon des préceptes qui lui sont propres : « Je n’ai aucun modèle, je n’admire personne »...
L’extradition de François Compaoré, le frère cadet de l’ancien président burkinabé, vers le Burkina Faso, a été validée par le Conseil d’État français. Il est poursuivi pour « incitation à assassinat » de Norbert Zondo, un journaliste d’investigation, tué en 1998. Ce vendredi 30 juillet 2021, le Conseil d’État a...
TRIBUNES LIBRES
Il existe deux types d’intellectuels. Il y a d’un côté,...