Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire et Ghana : la BAD au chevet de la filière cacao

La Banque africaine de développement (BAD) sera la semaine prochaine à l’écoute des responsables ghanéens et ivoiriens de la filière cacao.

La demande de financement que les deux pays formulent auprès de la BAD a pour objectif de stimuler la production dans le cadre du projet commun de stockage de fèves. C’est dans un contexte de crise du secteur cacao que les parties-prenantes se mobilisent pour réagir et relancer la production. Ainsi Ghana et Côte d’Ivoire montent un partenariat pour sur un projet commun de stockage de fèves. « La Côte d’Ivoire et le Ghana nous ont adressé une demande conjointe aux fins de les aider à acquérir une plus grande valeur de la filière du cacao et nous avons effectivement travaillé depuis l’année dernière. On se retrouve de nouveau à Accra la semaine prochaine », a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale adjointe pour l’Afrique de l’ouest à la BAD.

Le projet n’est pas nouveau, déjà 2017, lors d’une visite des dirigeants de la BAD au Ghana, l’institution avait envisager une aide de 1,2 milliard de dollars, soit 665,67 milliards de francs CFA pour l’exécution des projets communs aux deux pays, dont celui du traitement local du cacao. Les attentes des deux pays aujourd’hui on été clairement affichées : « La BAD a reçu une demande de financement de 1,2 milliard de dollars de la part du ministère de l’agriculture du Ghana et du Conseil du café-cacao de la Côte d’Ivoire. Nous envisageons la construction d’entrepôts permettant de stocker le cacao afin qu’il ne soit pas nécessaire de le vendre immédiatement après la récolte  » a confirmé le président de l’institution, Akinwumi Adesina.

Cependant la BAD a également souligné les efforts et les réformes qui devront être lancés afin d’accompagner le processus : « Il y a un certain nombre de réformes qui doivent être mises en œuvre et qui demandent de gros moyens », a indiqué Marie-Laure Akin-Olugbade. Ainsi selon la directrice générale adjointe pour l’Afrique de l’ouest à la BAD des réformes structurelles relevant d’une volonté politique devraient faciliter une efficace organisation de la filière. Marie-Laure Akin-Olugbade enfin souligne qu’il faudra prendre en compte toute la filière « Il y a un certain nombre d’investissements dans le domaine des infrastructures. Il s’agit de renforcer toutes les capacités de stockage du cacao et de voir ce qui peut être fait au niveau des paysans ».

Source : La Tribune Afrique 

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