Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Comment se dessine la sortie de crise au Togo

Au Togo, depuis jeudi les délégations de chacune des parties impliquées dans la crise politique qui secoue le pays depuis le 19 août 2017, se sont présentées afin de préparer le dialogue politique prévu pour le 19 février.

Avant la tenue du dialogue à proprement parlé, un comité préparatoire s’est réuni ce jeudi 15 février à Lomé. Les différentes parties étaient présentes. La majorité présidentielle était représentée par Aklesso Atchole, secrétaire exécutif de l’Union pour la République (UNIR), accompagné du député Yawa Djigbodi Tchegan et de Malick Natchaba, président de la jeunesse de l’UNIR. La coalition de l’opposition avait délégué, Jean Kissi, secrétaire général du Comité d’action pour le renouveau (CAR), et Éric Dupuy, chargé de communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) ainsi que Ouro Djikpa Tchatchikpi du Parti national panafricain (PNP). Le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara et son collègue de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi représentaient le gouvernement. Les échanges ont pu être initiés sous la houlette travaux d’une délégation de la médiation ghanéenne, conduite par Albert Kan-Dapaah, ministre ghanéen de la sécurité et de l’ambassadeur ghanéen au Togo, Daniel Osei.

« Le comité préparatoire s’est réuni pour définir le règlement intérieur du dialogue qui va démarrer lundi (le 19 février, ndlr). Le comité a fait beaucoup de progrès. Le travail va se poursuivre vendredi. Vous aurez tous les détails à la fin des travaux demain », a précisé Daniel Osei.

Celui-ci a déclaré que les débats du comité préparatoire ont permis ; d’identifier les outils des mesures d’apaisement entreprises par le gouvernement et de déterminer les sujets qui seront inscrits à l’ordre du jour du dialogue. La délégation de l’opposition a reçu une visite de soutien des premiers responsables de la coalition, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, coordinatrice et secrétaire général de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Jean-Pierre Fabre, président de l’ANC.

« On est prêt depuis longtemps. Vous savez que ça n’a jamais dépendu de nous. On a souhaité depuis longtemps que les mesures d’apaisement soient vite réglé afin qu’on entre dans le vif du sujet. Peut-être que bientôt on va rentrer dans le vif du sujet: la réalisation des mesures d’apaisements. Nous sommes sereins et confiant » a déclaré Jean-Pierre Fabre.

Le dialogue s’ouvrira donc lundi, sous des auspices apaisées, en présence du président ghanéen Nana Dankwa Akufo-Addo, médiateur mandaté par ses pairs dans la crise que rencontre le Togo.

Source : La Tribune Afrique

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A Dakar, les hôpitaux sont « proches de la saturation » à cause de l’afflux de malades du Covid-19. Selon le directeur national des établissements publics de santé, c’est 99 % des lits qui sont actuellement occupés dans la capitale. Au Sénagal, à Dakar, les hôpitaux ne peuvent plus répondre...
La rencontre entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, que tout le pays attendait, s’est passé dans la paix et la bonne humeur. Cela faisait des semaines qu’elle devait avoir lieu. Des jours que le pays ne parlait que de ça. Sur toutes les bouches ont pouvait lire les mots «...
Ce mardi 27 juillet, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara vont enfin se rencontrer, après dix années passées sans se croiser, sur fond de rivalité. Cette rencontre veut symboliser une réconciliation nationale. En Côte d’Ivoire, c’est jour de fête et de réconciliation nationale. Le président ivoirien Alassane Ouattara et son prédécesseur,...
TRIBUNES LIBRES
Il existe deux types d’intellectuels. Il y a d’un côté,...