Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
La BAD confirme le taux de croissance de 8% du PIB ivoirien

La Banque africaine de développement (BAD) annonce que le taux de croissance du PIB réel de la Côte d’Ivoire est de 8% en 2017.

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, a annoncé le bon résultat de la Côte d’Ivoire avec un taux de 8% en précisant que la croissance est portée par des investissements publics structurants et le dynamisme du secteur privé. Ainsi l’économie ivoirienne se porte bien et demeure dans une bonne dynamique dans le sillage de 2017.

« La croissance du PIB réel, en Côte d’Ivoire, est estimée à 8% en 2017, un autre pas positif vers l’émergence. Je voudrais féliciter le président Alassane Ouattara, son gouvernement et le peuple ivoirien pour ce résultat exceptionnel », a déclaré Akinwumi Adesina

Enthousiaste et optimiste Akinwumi Adesina s’est exprimé lors du déjeuner annuel en l’honneur du corps diplomatique : « Il ne fait aucun doute que les politiques économiques du pays progressent et que l’avenir s’annonce radieux ».

Le président de la BAD a précisé les raisons d’un si bon résultat, expliquant que cette performance avait bénéficié du rebond du secteur primaire, de la bonne tenue du secteur de l’énergie et de l’accroissement de la consommation intérieure. La consommation intérieure est, a-t-il précisé, portée en grande partie par des investissements publics structurants et un secteur privé dynamique. « C’est pourquoi la BAD a investi plus de 300 millions de dollars (159 milliards francs CFA) dans le pays, en 2017 » a expliqué Akinwumi Adesina. Toujours selon la BAD, les précisions pour les années à venir sont stables et n’envisagent pas une croissance supérieure à celle tenue en 2017. la croissance économique devrait connaître une légère régression de 0,1 point de pourcentage en 2018 par rapport à 2017 et de 0,2 point de pourcentage en 2019.

« L’économie ivoirienne reste vulnérable aux chocs macroéconomiques négatifs liés, en particulier, aux exportations (diminution des prix des matières premières) et à l’investissement direct étranger. Une baisse continue du prix du cacao pourrait entraîner des tensions sociales semblables à celles de 2017. Cette vulnérabilité rappelle que le pays doit accélérer sa diversification économique et trouver d’autres moyens de croissance pour réduire sa dépendance à l’égard des fèves de cacao », ajoute la BAD dans ses perspectives économiques en Afrique 2018.

Source : La Tribune Afrique 

 

 

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