Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Libye/Esclavage : le marché de la honte
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Alors que les flux migratoires se multiplient en Libye en direction de l’Europe, la situation dans la pays tourne à la honte sordide. Les malheureux en transit sont en effet traités comme du vulgaire bétail en étant vendus en esclavage aux plus offrants.

“On était des esclaves. Pour les Arabes (geôliers libyens), l’homme de peau noire n’est rien, moins que des animaux. Les animaux on les traite.”

Le récit de l’Ivoirien, Moussa Sanogo , reflète parmi tant d’autres, le terrible cas libyen et le quotidien des migrants sur ce territoire sinistré. Durant, quatre mois ce dernier a vécu un véritable calvaire dans l’espoir de rallier l’Italie.

Mais rien ne s’est passé comme prévu, regrette-t-il :

“A un moment, on a été pris par des gens qui se disaient de la police. Le policier m’a ensuite vendu pour 500 dinars à un homme qui m’a fait travailler dans un champ de tomate pendant un mois. Tu es obligé de travailler (…) Ce pays est en proie à l’anarchie et aux bandits, pire les forces de l’ordre participent au trafic.”

Avant de décrire un quotidien inhumain :

“On était enfermé dans une petite pièce avec 60 autres personnes avec des habits sales, sans pouvoir se laver. Les Arabes mettaient des masques quand ils entraient pour pouvoir supporter l’odeur. En fin de compte,  tu es là, tu es arrêté, et ils jugent ton prix comme une marchandise. On t’achète, tu vas travailler comme un mouton, tu travailles comme esclave. On te frappe tout le temps. Surtout quand tu es grand comme moi… jusqu’à ce que le sang coule. Avec des bâtons, du fer, des crosses de kalach… Pour la nourriture, on te donne un bout de pain et un bout de fromage, c’est tout. Je suis content d’être revenu. A mon ennemi je ne souhaite pas cela.”

Finalement, Moussa a été rapatrié par les autorités ivoiriennes avec 600 compatriotes prisonniers du système libyen. Abidjan s’est par ailleurs engagé à les réinsérer rapidement dans la société. Ainsi, ils sont déjà 1500 à avoir bénéficié de ce plan soutenu par l’Organisation internationale pour les migrations et l’Union européenne.

Source : Le Parisien

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