Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
G5 Sahel : problèmes logistiques au démarrage de l’« Opération Hawbi »

L‘« Opération Hawbi » qui nomme la première opération de la force anti-terroriste du G5 Sahel été lancée le 31 octobre au Mali, au Burkina Faso et au Niger. 500 militaires composent cette opération qui montre des débuts difficiles.

Les débuts des opérations anti-terroristes du G5 Sahel sont cahotants alors qu’ils étaient prometteurs. Soutenue par la France avec les 4.000 hommes suréquipés de la force Barkhane et, un important appui logistique et aérien doté d’hélicoptères, et avions de chasse, l’opération Hawbi a peiné à prendre son envol. Le colonel-major nigérien Mahamadou Mounkaila, qui commande depuis Niamey la région « Centre » du G5 Sahel s’est exprimé sur TV5Monde, et a évoqué des « problèmes logistiques » pour la toute première opération de la force conjointe G5 Sahel. La zone de combat est un terrain désertique difficile que les troupes doivent mieux appréhender. Cependant le colonel major nigérien se veut rassurant : « C’est une première mission, nous avons beaucoup de leçons à tirer mais je ne pense pas que ce soit insurmontable ».

Les difficultés rencontrées sont principalement d’ordre logistique puisque plusieurs équipements militaires indispensables à ce type interventions armées, ne sont pas encore arrivés sur le terrain. Ces soubresauts du début ne portent pas à conséquences selon le colonel burkinabé Saidou Nya, chef d’état-major du fuseau « Centre » qui se félicite du déroulé des opérations. « Par rapport à la modicité des moyens de nos pays, nous avons mené cette opération d’abord en comptant sur nos propres forces. En relation bien sûr avec un certain nombre de pays partenaires, notamment la France avec la force Barkhane », a indiqué le colonel burkinabé pour sa part avant de reconnaître néanmoins qu’« Il faut aussi arriver à une intégration parfaite de nos forces pour arriver à réagir de façon efficace ».

Par ailleurs les fonds promis ne sont à ce jour pas complètement alloués ; ce qui empêche la force régionale africaine d’atteindre sa pleine capacité de 5.000 hommes. 108 millions d’euros sur les 423 nécessaires ont été décidés mais ne sont encore débloqués.

Source : La Tribune Afrique

 

AUTEUR: Paul Lauga
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