Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Cap-Vert : prévision de croissance économique de 5,5% pour 2018

Le gouvernement a adopté le projet du budget de 2018, présenté le 19 octobre. Le budget 2018 est en hausse de 42 millions d’euros par rapport au budget 2017.

Adopté en Conseil des ministres le budget s’élève à 550 millions d’euros en augmentation de 42 millions d’euros. Le ministre des Finances, Olavo Correia. A présenté le projet de budget au Parlement, vendredi 20 octobre 2017. Le gouvernement a précisé les grandes priorités de son action pour 2018. Ainsi la réduction de la pression fiscale est ”l’une des grandes mesures du budget” et concerne 80% des contribuables individuels, selon des sources gouvernementales.

Le budget prévoit donc une réduction de 1% de l’impôt sur le revenu pour les revenus jusqu’à 725 euros, le maintien de la dette publique à 132% du produit intérieur brut (PIB) et un déficit de 3,1%. Confirmé à ses responsabilités il y a an, le président Jorge Carlos Fonseca a décidé de s’attaquer à une réduction drastique des dépenses de l’Etat et a planifié une meilleure gestion des compagnies publiques tout en soutenant davantage le secteur privé.

Le projet de budget 2018 de l’Etat capverdien présenté aux parlementaires a prévisonné une croissance économique de 5,5%. Un chiffre plus élevé que les 4% de l’année 2017. Prévision de croissance continue donc. Et pour ce faire, le Cap-Vert compte sur une performance des secteurs publics, fiscaux, agricoles et du logement. Il y a peu la Banque centrale du pays avait rendu un rapport sur la politique monétaire et les secteurs dynamiques. Le gouvernement s’en est très largement inspiré pour établir son budget et sa politique de développement. Selon la Banco de Cabo Verde (BCV, Banque centrale du pays), le financement du secteur privé, le rétablissement de la confiance des acteurs économiques et le faible niveau d’inflation, 1,3% (moyenne annuelle) expliquent la bonne santé de l’épargne du pays.

Parallèlement, le soutien extérieur continue d’être important et pèse dans la bonne santé économique du pays. Les investissements directs étrangers (IDE), représentent un peu plus de 3% du PIB du pays alors que les transferts de la diaspora capverdienne en représentent 11% quand l’aide au développement représente pour sa part 13% du PIB.

Source : La Tribune Afrique

AUTEUR: Paul Lauga
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