Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Sénégal : crise alimentaire dans une partie du pays

Six départements au Sénégal sont menacés de crise alimentaire sévère. C’est ce qu’a déclaré le 21 août le Conseil national sénégalais de la sécurité alimentaire.

 A l’occasion d’une rencontre à Thiès financée par le Programme alimentaire mondial, le SECNSA a interpellé sur l’insécurité alimentaire qui menace certaines parties du pays. Le SECNSA préconise un changement radical d’approche dans la lutte contre l’insécurité alimentaire au Sénégal.

Alors qu’en mai dernier, le gouvernement sénégalais avait annoncé le déblocage de quatre milliards de Fcfa pour lutter contre la famine dans six localités particulièrement vulnérables ; force est de constater que la situation n’est pas stabilisée. En effet ces départements se situent toujours dans « la zone rouge » du tableau de l’insécurité alimentaire selon le secrétaire exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire Jean Pierre Senghor. « Il y a six départements rouges sur lesquels nous allons davantage nous concentrer pour éviter que les populations se retrouvent dans des conditions difficiles », a déclaré Jean Pierre Senghor à l’ouverture d’un atelier de renforcement de capacité sur l’analyse de la sécurité alimentaire financé par le Programme alimentaire mondial.

Les raisons de cette pénurie alimentaire sont précisément identifiées : la baisse de 5% de la production d’arachide en 2016, l’hivernage qui prend du retard et les pluies qui ont cessé plus tôt que souhaité. Selon la SECNSA, la situation est préoccupante sans être dramatique.

« Cette situation de vulnérabilité est certes inquiétante mais ne concerne pas un million de personnes, ce n’est pas deux millions de personnes. C’est pour dire que la situation est maîtrisable et nous voulons aller beaucoup plus vite pour qu’on arrive à un taux zéro risque », a précisé Jean Pierre Senghor.

Le SECNSA préconise une remise à plat de la gestion des ressources alimentaires. « Une synergie d’actions » de tous les acteurs concernés et un changement d’approche permettraient de résoudre ces questions de pénurie alors même que le Sénégal est en capacité de répondre aux besoins alimentaires de sa population.

Source : La Tribune Afrique

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