Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Législatives 2017 au Sénégal : Khalifa Sall fera campagne depuis sa prison

La coalition Manko Taxawwu Sénégal aura bien à sa tête le maire de Dakar, Khalifa Sall, incarcéré à Rebeus depuis le 7 mars.

 Dans un arrêt rendu le 20 juillet, la Cour suprême a rejeté la demande de liberté provisoire de Khalifa Sall, incarcéré pour des soupçons de détournements de deniers publics. Avec la confirmation du verdict de la Chambre d’accusation de la cour d’appel, c’est une campagne législative inédite qui se profile au Sénégal. Ainsi Khalifa Sall sera absent physiquement de la campagne de la coalition Mankoo Taxawu Sénégal. Et c’est depuis de sa cellule spéciale de Rebeuss que le leader mènera sa campagne Dans un arrêt dit de la «dernière chance», rendu ce jeudi 20 juillet, la Cour suprême rejeté la demande de liberté provisoire demandé par Khalifa Sall. La plus haute juridiction sénégalaise, la Cour suprême, conforte, dans son arrêt, une décision de la Chambre d’accusation datée du 2 mai qui avait rejeté une autre requête de liberté provisoire. Cette dernière décision est même «légalement justifiée par des motifs exempts d’insuffisance ou de contradiction et sans aucune violation des textes de lois applicables», selon la Cour suprême.

 Sur le plan judiciaire, les avocats de Khalifa Sall ont demandé à Masamba Sarr, le doyen des juges, d’octroyer au maire de Dakar une liberté de quelques heures pour lui permettre d’aller voter le jour du scrutin. En l’attente de la décision du doyen, l’équipe de Manko Taxawwu Sénégal déploie une campagne de communication dont la stratégie réside en l’omniprésence du visage de Khalifa Sall partout dans le pays, sur les affiches de campagne comme sur les tee-shirts de ses partisans.

Du point de vue politique, Khalifa Sall a rendue publique une lettre-programme au sein de laquelle il dénonce sa détention par «un emballement judiciaire sans précédent dans l’histoire du Sénégal». De même il pointe du doigt la gestion de Macky Sall, véritable «recul démocratique, instrumentalisation de la justice, endettement excessif, inflation du coût de la vie, sabotage de l’école et des structures de santé» selon lui. Le scrutin a lieu le 30 juillet prochain et il semble que la coalition est fin prête pour mener bataille jusqu’au bout, et ce en dépit de l’absence de son leader. La détermination de Khalifa Sall n’a d’égale que celle de ses partisans.

Source : La Tribune Afrique

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