Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mali : manifestation contre la réforme de la constitution

Bronca et guerre des chiffres à l’issue d’une journée de protestation à Bamako.

 300 000 selon les organisateurs, 9 000 selon la police … Bien qu’il soit ardu de savoir combien étaient les maliens descendus dans la rue pour manifester contre la réforme de la constitution, force est de constater que l’opposition a comme prévu mobilisé ses troupes. Le chef de l’Etat malien joue une partie décisive avec le référendum sur la révision de la constitution. La manifestation du 17 juin était organisée par « An te son, a bana ! » (« Touche pas à ma Constitution ! »), une plateforme d’opposition et sonne comme un signal pour le président IBK. Il s’agissait de protester contre la tenue du référendum du 9 juillet. Les rues de Bamako se sont remplies de manifestants portants des casquettes rouges et brandissant des pancartes au slogans évocateurs : « Carton rouge au président IBK », « Non à la révision de la Constitution ! », « touche pas à ma Constitution ! », « Non à la création du Sénat », « Non au référendum ! », le cortège a traversé Bamako pour se rendre de la Place de la Liberté à la Bourse du travail.

Le chef de l’Etat malien porte le projet devant parachever la décentralisation au Mali par la création d’un Sénat mais aussi de d’assemblée locales dans cinq régions administratives du pays. Ce n’est pas le goût de tous.

L’opposition y voit un moyen pour IBK d’accroître son pouvoir en devenant en quelque sorte « un hyper-président doté de superpouvoirs », notamment celui de la nomination d’un tiers des membres du futur sénat. Le second point qui fait grincer des dents, concerne la nomination du président de la Cour constitutionnelle. Précédemment désigné parmi les membres de la cour, ce dernier devrait désormais être nommé par le président. La campagne pour le référendum s’ouvre le 23 juin dans un climat de colère alors que se profilent d’ores et déjà des manifestations plus importantes encore que celle du 17 juin.

Source : La Tribune Afrique

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans une communication publiée sur sa page Facebook, vendredi 20 novembre, Henri konan Bédié, le président de la coordination des partis politiques de l'opposition, regroupés au sein du Conseil National de Transition (CNT), annonce la suspension du dialogue avec Alassane Ouattara. « Nous avons engagé le combat, à la demande de toutes les...
Élu au premier tour avec 94,27% des voix, à l’issue d’une élection présidentielle boycottée par une partie de la population, Alassane Ouattara  invite l’opposition au dialogue alors que ses adversaires contestent la légitimité de son élection. Sous la houlette de Henri konan Bédié, les groupements de l’opposition, réunis au sein du Conseil...
Alors que le niveau de contamination reste très faible sur le continent, les pays se préparent à affronter une deuxième vague.  L’Afrique en cette période de pandémie mondiale semble montrer que le continent est moins atteint que le reste du monde. Neuf mois après l’apparition du Covid-19 en Afrique, le continent fait...
TRIBUNES LIBRES
Il existe deux types d’intellectuels. Il y a d’un côté,...