Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Mauritanie : référendum sur la réforme constitutionnelle fixé au 15 juillet 2017

Après le désaveu du Sénat, c’est dans les urnes que se jouera l’avenir de la réforme de la Constitution mauritanienne. Le président Mohamed Ould Abdelaziz a ainsi décidé de soumettre l’avenir de son projet de révision constitutionnelle à l’arbitrage du peuple.

« Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de décret fixant les modalités pratiques du déroulement du référendum du 15 juillet 2017 », précise un communiqué paru le jeudi 20 avril 2017. Le président Ould Abdelaziz a souhaité une tenue rapide de la consultation populaire. Le gouvernement a obtempéré en Conseil des ministres.

Pour memo, le général-président a essuyé un revers après que le Sénat ait rejeté le projet de réforme de la Constitution, alors même que l’Assemblée nationale avait approuvé 9 jours plutôt les aménagements apportés. Revers d’autant plus cinglant que l’opposition au projet émanait du camp même du Président. La consultation référendaire sera organisée sur « la base de la liste électorale ayant servi aux élections présidentielles de 2014 révisée pour les besoins du référendum 2017 dans le cadre d’un Recensement administratif à vocation électorale complémentaire », précise le communiqué.

L’opposition fédérée autour du forum national pour l’unité et la démocratie (FNDU) semble vouloir mobiliser les mécontents. Se dessine une campagne massive de vote en défaveur du projet. Rappelons que le projet prévoit un changement de drapeau, un remplacement du Sénat par des conseils régionaux et la suppression de la Haute Cour de Justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique.

Le référendum servira également à mesurer la popularité du président mauritanien qui démarre son second et dernier mandat. Si le « Oui » l’emporte, le président sera légitimé pour la suite de sa mission à la tête du pays. Si le « non » est vainqueur, en s’ajoutant au veto sénatorial ; il pourrait pousser le président à la démission. Et l’on peut donc dire que c’est la survie du président et de son parti qui sont en jeu. Réponse le 15 juillet au soir.

Source : La Tribune Afrique

Réagir à cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans une communication publiée sur sa page Facebook, vendredi 20 novembre, Henri konan Bédié, le président de la coordination des partis politiques de l'opposition, regroupés au sein du Conseil National de Transition (CNT), annonce la suspension du dialogue avec Alassane Ouattara. « Nous avons engagé le combat, à la demande de toutes les...
Élu au premier tour avec 94,27% des voix, à l’issue d’une élection présidentielle boycottée par une partie de la population, Alassane Ouattara  invite l’opposition au dialogue alors que ses adversaires contestent la légitimité de son élection. Sous la houlette de Henri konan Bédié, les groupements de l’opposition, réunis au sein du Conseil...
Alors que le niveau de contamination reste très faible sur le continent, les pays se préparent à affronter une deuxième vague.  L’Afrique en cette période de pandémie mondiale semble montrer que le continent est moins atteint que le reste du monde. Neuf mois après l’apparition du Covid-19 en Afrique, le continent fait...
TRIBUNES LIBRES
Il existe deux types d’intellectuels. Il y a d’un côté,...