Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Guinée : de belles perspectives de croissance économique

Le Fonds monétaire international a déclaré qu’au pays d’Alpha Condé  les perspectives sont bonnes à moyen terme avec une croissance prévisionnelle moyenne de 5% sur la période 2017-2020. Les signaux sont au vert, hormis sur le secteur tertiaire.

Ces progrès s’expliquent notamment par les investissements dans les infrastructures, le secteur minier, l’amélioration des services d’électricités, l’essor de la production alimentaire. « Les données disponibles montrent que l’activité économique connaît une reprise », a déclaré l’économiste sénégalais Abdoul Aziz Wane, désormais ancien représentant pays du FMI en Guinée.

Il apparaît que les réformes structurelles recommandées à la Guinée et que le gouvernement a initiées progressent. On entend ainsi la modification des statuts de la banque centrale de la République de Guinée (BCRG) effectuée par les autorités pour interdire les garanties, comme le FMI l’avait demandé, lors d’une mission effectuée en août et septembre 2016.

Afin d’encourager la Guinée, en octobre 2016 le conseil d’administration du FMI avait approuvé l’admission du pays au programme triennal de la Facilité élargie de crédit (FEC). Le nouvel accord porte sur un montant de 241,9 millions de dollar dont un décaissement immédiat de 25,2 millions de dollars. Mais malgré ces bons chiffres, le FMI déplore aussi une croissance à rythme inégal. La lenteur du secteur tertiaire et secondaire est un bémol dans le concerto de bonnes nouvelles. « L’activité dans le secteur manufacturier et celui des services, qui sont en général sources des emplois les plus rémunérateurs, reprend à un rythme beaucoup plus lent » a précisé Abdoul Aziz Wane.

Cependant cet infléchissement ne devrait pas perdurer. Les réformes et les investissements vont bon train et les organismes internationaux sont confiants, telle que la banque islamique de développement (BID) venue en appui à la Guinée en octroyant un prêt de 210 millions de dollars pour financer des projets d’infrastructure routières. L’avenir est ainsi au beau fixe au moins sur la période allant jusqu’à 2020, si les efforts se maintiennent.

Source : La Tribune Afrique

 

 

 

 

 

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