Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Sénégal : bilan en demi-teinte pour le secteur industriel en 2017

Chute de 6,4% de l’activité industrielle en 2017, due à une baisse d’activité de certaines activités dans les secteurs de la chimie, l’extraction et les matériaux de construction.

Les secteurs en recul sont les suivants : la fabrication des produits pharmaceutiques et chimiques. La production des industries extractives (extraction de pierre, de sables, d’argiles et de phosphate) chute de 5,5%, en variation mensuelle, en janvier 2017. On note aussi le ralentissement de la production de ciment, en liaison avec la baisse de la demande.

Selon l’Agence nationale de la statistique de la démographie (ANS), tous les secteurs de l’industrie ne sont pas touchés par le repli. Ainsi l’activité des industries textiles et du cuir, du papier et du carton ainsi que mécaniques se porte bien. L’activité de production des industries textiles et du cuir s’est affermie en janvier 2017, notamment en raison de l’augmentation de l’activité d’égrenage de coton en liaison avec les activités de fabrication de coton fibre et d’extraction de grains de coton. On note également le bon comportement de l’activité de production des industries du papier et du carton qui a crû de 30,8%, en variation mensuelle.

L’industrie sénégalaise est riche de diversités et fait l’objet de toutes les attentions de la part des politiques publiques. Le pays dont les principales ressources minières sont le phosphate, l’or, le calcaire, le fer, le zircon l’ilménite, le pétrole, le gaz, l’attapulgite ou encore l’uranium, présente toutes les qualités d’une expansion industrielle moderne.

Afin d’augmenter la valeur ajoutée de l’industrie à la croissance réelle PIB et diversifier les potentiels à l’exportation, le président Macky Sall axe depuis 2014 la politique industrielle du plan Sénégal émergent (PSE), sur « l’ouverture avec une nette insertion à l’économie mondiale, sans protection du marché intérieur, et le recours au capital national et au capital étranger ainsi qu’aux investissements publics ».

L’objectif est de s’appuyer sur les matières premières pour développer une industrie forte, conserver les entreprises sur le territoire national et de constituer des plateformes multi-fonctionnelles à l’orientation « pôles manufacturiers à haute valeur ajoutée ».

source : La Tribune Afrique

 

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