Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir

Sortie de crise pour la Gambie sous tension depuis le 9 décembre, suite à l’échec du Président sortant à l’élection présidentielle et au refus de celui-ci de quitter le pouvoir.

Alors que l’éventualité d’une intervention militaire ouest-africaine décidée par la Communauté des Etats d’Afrique de l’ouest ( Cédéao) se faisait plus précise ; Yahya Jammeh a annoncé samedi 21 janvier à la télévision qu’il allait quitter le pouvoir.

« J’ai décidé aujourd’hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation, avec une infinie gratitude envers tous les Gambiens », a déclaré M. Jammeh. « Ma décision d’aujourd’hui n’a pas été dictée par quoi que ce soit d’autre que l’intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays », a expliqué l’ex-homme fort de Gambie, à la télévision.

« Apparemment, les choses sont quasiment réglées. (…) Les tractations tournent autour d’un point de chute pour son exil et des conditions qui doivent l’accompagner », a confié à l’Agence France-presse une source mauritanienne. « Il faut trouver un pays suffisamment loin de la Gambie pour empêcher Yahya Jammeh d’interférer dans le processus démocratique en cours », a ajouté une source guinéenne. C’est à l’issue de la médiation de dernière chance qu’un accord a été trouvé. La médiation était menée à Banjul par les présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il semblerait que la pression diplomatique et la désaffection de l’armée gambienne, ont eu raison de l’entêtement de celui qui menait la Gambie d’une main de fer depuis 1994. Le chef d’état-major de l’armée, le général Ousman Badjie a fait allégeance au président Barrow, de même que le chef de la police,  Yankuba Sonko, et celui des douanes, Momat Cham.

Il s’agit dorénavant de mener des discussions afin d’identifier un pays d’accueil pour l’exil de Yahya Jammeh. Des pays volontaires ont offert d’accueillir l’ex-président gambien. On cite la Guinée, le Maroc mais également, la Mauritanie, le Qatar et la Guinée-Equatoriale.

Sources : Le Monde Afrique, Jeune Afrique

 

 

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