Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Lionel Zinsou : « Personne ne croit plus à l’arriération de l’Afrique »

Le Co-président d’AfricaFrance fait le point sur la période des « mille jours » écoulés entre les deux sommets Afrique-France ; décembre 2013 Paris – janvier 2017 Bamako.

Afro-optimiste convaincu, Lionel Zinsou s’exprime dans Jeune Afrique pour faire un bilan des relations franco-africaines qui selon lui ont évolué en profondeur, au point de les qualifier de « métamorphose ». « (…) La métamorphose de ces mille jours n’est pas que diplomatique et militaire, elle est aussi – grâce au soutien de l’Organisation internationale de la francophonie – culturelle, numérique et sociale. Ce qui, avant toute chose, a changé le plus, c’est l’esprit public en matière économique. Et, depuis, les prémices du raisonnement sur le développement sont complètement renouvelées. Plus personne ne nie la croissance africaine. On ne conteste plus son caractère soutenable et son niveau élevé » précise le co-président d’AfricaFrance.

Selon lui en 2017, la croissance est enfin reconnue et questionnée dans son contenu, et l’Afrique émerge s’appuyant sur la force motrice du développement enfin entendu dans sa globalité. Force motrice faite du dynamisme combiné des entrepreneurs et des élus.

En 2017, les pouvoirs publics ont compris que l’émergence des classes moyennes, et leurs envies de consommation ; allait de paire avec la reconnaissance de l’extrême pauvreté, le devoir d’assistance des populations les plus démunies. Les politiques publiques ont intégré les limites et les insuffisances de la croissance. Selon Lionel Zinsou, la croissance « est aussi une machine à creuser les inégalités, surtout si l’on délaisse les classes populaires, en négligeant l’agriculture ou le logement social.

Et la prise de conscience est bien là. Partout se mobilisent les énergies, les dynamismes et les innovations. La croissance est une métamorphose qu’il faut savoir vivre et gérer pour la compétitivité des pays, mais aussi pour le bien-être de chacun. Lionel Zinsou en est convaincu « les États se comporteront désormais en facilitateurs, plus qu’en opérateurs ».

Propos à retrouver sur «  Jeune Afrique »

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