Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Burkina Faso: les hôpitaux toujours paralysés par la grève

Suite à l’appel à une grève de 72 heures, sans service minimum, lancée par le syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), la situation sanitaire se dégrade au Burkina Faso.

Les malades restent sans soin, y compris au sein des services d’urgence, médicale, traumatologiques, viscérale. Aucun service n’échappe à la paralysie, la maternité elle-même n’est plus opérationnelle.

Tous les hôpitaux du pays sont paralysés et sans le service minimum alors que gouvernement et syndicats se sont rencontrés mercredi 23 novembre durant une partie de la journée. Les négociations ont échoué et la trêve sociale demandée par le président Roch Marc Christian Kaboré n’a trouvé aucun écho auprès des grévistes.

Rappel des faits : conditions de travail. Les personnels de santé observent cette grève, sans le service minimum, pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail selon Pissyamba Ouédraogo, le secrétaire général du Syntsha. « C’est à notre corps défendant, que nous sommes obligés d’aller en grève. On a donné tout le temps au gouvernement de répondre à nos revendications. Il n’a pas voulu. ». Les questions posées, les attentes des grévistes vont bien au-dela des questions salariales.

Afin de pallier l’absence de prise en charge des malades, Smaïla Ouédraogo le ministre de la Santé a mis en place des solutions pour parer au plus pressé : réquisitions de certains agents de santé, appel aux médecins militaires. « Nous avons essayé de faire de la réquisition de personnel sur un quota minimum. Il s’agit également de faire appel à certains corps de santé… Mais pour l’instant, nous ne sommes pas complètement satisfaits… »

Le ministre de la Santé précise que le dialogue n’est pas rompu avec le SYNTSHA ; or les organisations syndicales, ont pour leur part précisé qu’aucune trêve sociale n’est envisagée considérant que les revendications ne sont pas respectées et discutées à leur juste mesure. « Même lorsque nous travaillons, il y a des gens qui meurent parce que nous manquons de moyens et la grève vise à réduire tout cela. Elle vise à s’assurer que le gouvernement assume ses responsabilités » a précisé à Burkina 24 TV le secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, pour justifier la paralysie.

Statu quo donc à ce jour, alors que la situation se dégrade au sein des établissements hospitaliers.

Sources : RFI, BBC 

 

 

 

 

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