Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Nigeria : l’économie en net repli au troisième trimestre

La première économie d’Afrique bat de l’aile en subissant de plein fouet la crise pétrolière, les méandres du terrorisme et de l’inflation (+18%), ainsi qu’une sérieuse pénurie de devises étrangères. En atteste le troisième trimestre 2016 qui affiche une contraction du PIB nigerian de l’ordre de 2,24% par rapport à la même période l’année précédente.

Cette statistique n’est pas une surprise puisque l’or noir constitue 70% des revenus de l’Etat et 90% de ses exportations.

D’autre part, si l’OPEP a décidé fin septembre lors du Forum International de l’Énergie d’Alger de geler le niveau de production de la matière première afin d’enrayer sa chute, la mesure n’entrera en vigueur qu’après de longues tractations entre les membres de l’Organisation. Les premières annonces à ce sujet ne devraient d’ailleurs pas filtrer avant le sommet de Vienne prévu à la fin du mois.

Mais ce n’est pas tout, Lagos doit parallèlement faire face à la menace des groupes rebelles pesant sur ses installations pétrolières, avec comme issue, un manque à gagner récurrent pour le pays.

Dès lors, “avec une production qui est passée de 2,17 millions de barils par jour en 2015 à 1,63 millions de barils aujourd’hui, le secteur pétrolier a ralenti de 22% par rapport à 2015”, souligne le Bureau National des Statistiques (BNS). A tel point que l’Angola occupe désormais la place de premier exportateur d’Afrique sub-saharienne.

Cependant, les effets de la baisse de l’exportation de pétrole ont également un impact direct sur l’ensemble du marché domestique qui souffre d’une insuffisance de réserve de devises étrangères, entrainant de facto une inflation de la valeur des biens de première nécessité (notamment ceux qui sont importés). La faiblesse de la monnaie locale, le naira, est en conséquence directement liée à la mauvaise santé du secteur industriel (-2,9% au troisième trimestre).

L’année 2016 pourrait donc présenter le pire bilan économique du Nigeria depuis vingt ans, annonce le Fonds Monétaire International (FMI) avec une contraction du PIB évalué à 1,7%.

Source : Le Parisien

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