Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Bénin : premiers pas vers une restructuration de la médecine traditionnelle

Un laboratoire de recherche et d’innovation pour les médicaments à base de plantes va être prochainement implanté à Cotonou.

 Cette structure sera la première manifestation d’une vaste reprise en main du secteur économique de la médecine traditionnelle par l’État. Au Bénin, la médecine traditionnelle fait bien plus recette que la médecine moderne. Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près du 2/3 de la population du pays se tournent vers cette médecine et ce pour plusieurs raisons : sa proximité et son coût abordable.

Le gouvernement a décidé d’organiser et développer la filière, suite à trois constats majeurs : d’une part les Béninois affectionnent le système de soins traditionnels. Pour des raisons coutumières et également pour des raisons de coûts. D’autre part la qualité et l’efficacité de la pharmacopée demandent à être vérifiés. En effet posologie et composition des médicaments posent question. Et enfin, il apparaît que le secteur est un pôle économique présentant des facteurs de croissance.

Il ne s’agit donc pas d’éradiquer les remèdes traditionnels mais bien plutôt d’affermir la branche en la structurant. Pour accompagner les acteurs de la filière un comité a été mis en place par le gouvernement de Patrice Talon.

« Le Bénin dispose de peu d’information sur l’efficacité, l’innocuité et la qualité des remèdes à base de plantes. Il importe donc d’accompagner scientifiquement les acteurs de la médecine traditionnelle et de faire de la pharmacopée béninoise un facteur de croissance économique et de bien-être », a déclaré le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence, Pascal Koupaki

Le comité a pour premier objectif de permettre à la filière l’acquisition de méthodes de travail scientifique. Charge également au comité de gérer la création du laboratoire de recherche de Cotonou. Le ministre d’Etat reconnait que le système de santé du Bénin est confronté à de nombreux défis. Mieux maîtrisée, plus professionnelle, plus innovante la filière devrait générer plus de revenus contrôlés, et garantir une meilleure santé aux populations.

 

 

 

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