Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Bénin: « Ecce Africa », l’internet des jeunes qui prennent leur destin en main

… Ou comment un jeune journaliste a décidé de lancer un pure player sur un continent où l’accès à Internet demeure faible.

Aaron Akinocho, est journaliste, a 27 ans et a lancé le site Ecce Africa autour d’une idée simple : montrer, faire découvrir les initiatives, les dynamiques, les belles histoires, les beaux projets qui se développent en Afrique. « Mes parents font partie de la classe moyenne. J’ai pas connu cette Afrique en guerre ou miséreuse dont les médias parlent tant. J’ai eu un ordinateur très tôt et j’ai été exposé aux mêmes tendances qu’un jeune européen. C’est cette Afrique là que je veux montrer » déclare Aaraon Akinocho.

Montrer un continent qui bouge, qui crée, qui s’exprime ; telles sont les ambitions de Ecce Africa. La ligne éditoriale est tout aussi simple que l’idée fondatrice. « L’idée est de parler de l’innovation sans occulter les difficultés. Nous racontons l’Afrique telle qu’elle est aujourd’hui avec des jeunes qui prennent leur destin en main. Le but c’est d’inspirer les Africains en montrant des initiatives qui marchent ailleurs. On n’existe trop souvent par rapport aux autres alors qu’on est juste ce qu’on est » continue le jeune chef d’entreprise.

« L’humain » est la base de tout … et le nom de son site en référence à « Ecce homo » en est le symbole complice d’un parti-pris assumé : « Pour moi, le plus important, ce sont les expériences, les personnes rencontrées”. 

Ecce Africa est une jeune pousse au succès prometteur. Le site compte aujourd’hui plus de 200 000 fans sur Facebook et a comptabilisé 250 000 vues sur son site par mois. Les visiteurs sont principalement les Africains d’Afrique.

« On a des retours très flatteurs sur internet. On a déjà écrit des papiers sur des entreprises qui, plus tard, ont organisé des campagnes de crowdfunding réussies. Cependant, je n’ose pas dire que c’est grâce à nous, indique modestement Aaron Akinocho. Et on est aussi encouragé par les réactions très positives. Les gens sont fiers et sont motivés par les articles. On fait émerger plusieurs écosystèmes numériques ».

Le projet est porté par Marie-Cécile Zinsou, présidente de la Fondation Zinsou qui a débloqué les fonds nécessaires pour lancer le site internet explique pourquoi elle a eu envie de soutenir Ecce Africa : « On en a un peu marre de la politique partout. On voulait raconter une Afrique où les jeunes s’engagent autrement pour les autres. »

Précurseur sur son marché, initiateur de nouvelles pratiques d’expression, Ecce Africa passe dorénavant à la vitesse supérieure : « On va refondre totalement le site. Nous comptons développer la vidéo et développer la plate-forme en anglais », confirme Aaron Akinocho. Un réseau de correspondants devrait également se mettre en place prochainement.

Ecce Africa ou comment un nom de site internet devient le nom d’un projet de plus vaste ampleur … jusqu’à créer un écosystème médiatique d’une Afrique qui bouge

 

 

 

 

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