Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Sénégal : inondations et campagne de sensibilisation pour une rentrée scolaire chahutée

Chaque année au Sénégal, certains enfants et adolescents ont la mauvaise habitude de ne retourner à l’école que plusieurs jours voire plusieurs semaines après la rentrée officielle.

Pour motiver enfants et parents et les inciter à commencer l’année scolaire le premier jour de la rentrée, une campagne de sensibilisation intitulée “On démarre les cours le jour de la rentrée” avait été lancée.   Des aides ont été créées. Ainsi était offert aux familles la possibilité d’échelonner les frais de scolarité pour le collège et le lycée.

Le succès est là, les retardataires moins nombreux mais c’était sans compter sur les problèmes d’inondations qui ont rendu la rentrée difficile pour nombre d’élèves. Inondations et vétusté sont venues contrecarrer les bonnes intentions. Et c’est à d’autres tâches que se sont attelés certains élèves en arrivant à l’école.

Dans la cour de l’école Thiaroye 2, des élèves armés de pelles et de brouettes s’affairent à combler une infiltration d’eau avec du sable. L’école a suivi les directives de l’Etat en ouvrant dès le premier jour des classes en dépit du fait que certaines salles de classe soient inondées. « Si on perd du temps pour la rentrée, ça risque d’impacter le programme. Donc c’est fondamental d’ouvrir très tôt et de commencer très tôt », explique le directeur Mr Ndiaye.

L’école de Thiaroye n’a pas pu assurer la tenue des cours dès la rentrée pour l’ensemble des élèves. Il a fallu renvoyer certains élèves chez eux. « Pratiquement tout était inondé, raconte Babacar Traoré de l’association des parents d’élève. Il y a quand même des classes qui ont commencé les cours le jour de la rentrée, notamment les classes d’examen. Mais beaucoup sont venus et n’ont pas eu classe. »

Pour certaines écoles dont les locaux se sont dégradés durant l’hivernage, difficile de t de respecter les directives de l’Etat. Climat, vétusté et mauvaises habitudes ont eu raison cette année des bonnes volontés.

« Vous avez vu, dans la banlieue dakaroise, beaucoup d’établissements sont inondés. A l’intérieur du pays aussi. Il va falloir reconstituer tout cela pour permettre aux enseignements et aux apprentissages de démarrer », confirme Saourou Sène, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire.

Alors certes, cette année, les parents ont été plus nombreux à envoyer leurs enfants à l’école le jour J. Mais en l’absence d’aménagement correct des locaux, il est difficile d’imaginer que les enfants restent motivés.

 

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