Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Tragédie du Grand Bassam : deux soldats ivoiriens sur le banc des accusés

Le procès des sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré, accusés d’avoir entretenu une proximité avec l’un des organisateurs de la tuerie de la station balnéaire du Grand Bassam au mois de mars dernier, s’est ouvert jeudi 4 août devant un tribunal militaire à Abidjan.

Ces derniers sont poursuivis pour deux chefs d’accusation. L’un pour ne pas avoir respecté certaines consignes primordiales incombant à l’armée ivoirienne, l’autre pour avoir « rencontré Assane Barry, dit ‘Sam’, l’un des suspects de l’attentat », rapporte Le Parisien. Quant au dénommé « Sam », il est parallèlement poursuivi pour crimes, terrorisme et association de malfaiteurs.

Les deux soldats, incarcérés depuis le 13 juillet, se sont tièdement dédouanés à la barre en invoquant simplement « n’avoir rien à se reprocher » ou encore « n’avoir jamais collaboré avec un quelconque terroriste », précisant parallèlement « être totalement dépassés par cette affaire. »

Z.Coulibaly et B.Touré ont également affirmé ne jamais avoir eu connaissance des projets malveillants du fameux « Sam », chauffeur de profession. Toutefois, les autorités locales ont constaté une faute professionnelle irréparable, a souligné en marge du procès le commissaire du gouvernement, Ange Kessi :

« On leur reproche d’avoir cohabité avec ces personnes, d’avoir échangé avec le chauffeur du commando. Ils disent qu’ils ne savaient pas que c’était des djihadistes. On leur a répondu  qu’ils auraient dû le savoir », a-t-il martelé devant la presse.

Avant de conclure : « C’est une grave erreur, une faute, une infraction militaire que de ne pas avoir dénoncé la présence du conducteur de ce groupe à leurs chefs pour qu’on prévienne ces attentats. »

Pour rappel, des hommes armés avaient attaqué le 13 mars 2016 trois hôtels de la célèbre plage de la capitale économique ivoirienne faisant en conséquence 19 victimes, pour la majorité des touristes étrangers.

La tragédie avait été revendiquée dans la foulée par le groupe Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et 80 personnes ont été mises depuis en examen. A noter que l’enquête a notamment été étendue au Mali et au Burkina Faso.

Source : Le Parisien

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