Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Le Nigeria veut séduire les investisseurs via une nouvelle politique commerciale énergétique

Le Nigeria se lance dans la réforme du système de tarification de l’énergie. Il s’agir de baisser les coûts de l’électricité qui apparaissent trop élevés, notamment aux yeux des investisseurs.

 L’objectif de cette réforme est d’améliorer l’approvisionnement en électricité alors que la moitié des 190 millions de Nigérians est privée d’électricité. Sanusi Garba, vice-président de la Commission nationale de régulation de l’électricité (NERC) a déclaré que le pays va réformer son système de tarification énergétique d’ici à 2021. Il s’agit donc d’améliorer l’attractivité du pays et sa fourniture en électricité alors que la pénurie dans le secteur énergétique s’est poursuivie en raison des difficultés du pouvoir à subventionner le secteur. On a vu des prix plafonnés en dessous de ce qu’ils coûtent à l’Etat pour produire et livrer de l’électricité. S’ajoutent aux problèmes étatiques, le développement de systèmes privés d’approvisionnement très coûteux pour les entreprises comme pour les ménages, qui font appel à des générateurs de carburant très gourmands.

Le gouvernement a conscience du caractère essentiel du problème, les insuffisances étant considérées comme un frein à la croissance et un handicap par le président Buhari et ce à l’horizon d’une réélection en février prochain à la tête du pays.

«Selon le plan, d’ici à 2021, les tarifs réguliers atteindront la parité avec les tarifs reflétant les coûts», a promis Sanusi Garba, vice-président de la NERC. Celui-ci a également annoncé un plan de redressement du secteur de l’énergie, considérant que la hausse des prix de l’électricité a été préjudiciable. Le plan de restructuration devrait attirer de nouveaux investisseurs afin d’augmenter la capacité de production, de diversifier les sources d’énergie du gaz de la majorité du réseau. Le projet prévoit également d’étendre le réseau à 10, voire 20 millions nouveaux clients. Une remise à plat du système est d’autant plus crucial que l’irrégularité de l’approvisionnement et les défauts de recouvrement (seuls 8 millions de clients sont sur la plateforme de facturation pour honorer leurs engagements) ont sinistré le secteur électrique.

Source : La Tribune Afrique

 

 

 

 

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