Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : Abidjan veut structurer le secteur des taxis
Taxi Abidjan Côte d'Ivoire

Après avoir lancé en novembre dernier de nouveaux taxis flambants neufs intitulés « Ivoire Taxi » confiés à dix société privées abidjanaises, le gouvernement Ouattara souhaite régulariser un peu plus le secteur. A l’image de l’utilisation des compteurs, encore trop rare dans la capitale économique. Le but étant à terme d’attirer plusieurs compagnies internationales.

Néanmoins, cette nouvelle politique effraie les chauffeurs historiques de la ville qui se sentent floués :

« Un Etat qui lance de nouveaux taxis contre ceux qui existent déjà sur son territoire, il n’y a qu’en Côte d’Ivoire qu’on voit ça », s’emporte ainsi Alioune Sylla auprès du Monde. « Pourquoi ne nous les ont-ils pas donnés à nous qui sommes déjà en activité ? Certains sont chauffeurs de taxi depuis plus de vingt ans et possèdent leurs propres véhicules, parfois en fin de vie », fustige-t-il.

Pourtant, du côté du ministère du Transport, on ne voit les choses de la même façon, c’est un fait : « Il est urgent d’assainir le secteur des transports et des taxis-compteurs en particulier », réplique Amadou Koné, patron de l’institution.

« Depuis 2014, nous poursuivons une réforme profonde des modes de transport afin de décongestionner Abidjan. Nous avons doté la Sotra de nouveaux autobus, libéralisé le transport lagunaire avec l’arrivée de deux nouvelles compagnies de bateaux-bus, démarré le chantier du métro d’Abidjan, et nous travaillons à la mise en place d’une nouvelle autorité régulatrice des transports. (Toutefois), cette réforme reste incomplète si nous ne nous occupons pas des taxis, trop nombreux à exercer leur activité de manière complètement informelle et désorganisée. Il faut des taxis équipés de compteurs, plus sûrs pour nos concitoyens et plus modernes, tant sur le plan écologique que numérique », martèle l’intéressé.

« Former les anciens chauffeurs »

Avant d’indiquer qu’Ivoire Taxi n’était qu’un « début de réponse dans ce besoin de restructuration et de professionnalisation du secteur ». Quoi qu’il en soit, il est déjà acté que l’Etat va mettre en service cette année 2000 véhicules correspondant aux nouvelles normes sous ce label. Pour autant, le gouvernement s’est engagé à former les anciens chauffeurs. Et cela, afin de ne laisser personne sur le carreau.

Source : Le Monde

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