Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : adoption de la taxe à l’importation au profit de l’Union africaine

La Côte d’Ivoire progresse dans sa politique d’intégration africaine en annonçant qu’elle institue dorénavant la «taxe à l’importation de l’Union africaine».

Le président Alassane Dramane Ouattara a fait adopter en Conseil des ministres la «taxe à l’importation de l’UA». Et ce, au moment même où se tient à Addis-Abeba le 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine. Cette décision consiste pour la Côte d’Ivoire à transposer dans son système juridique les orientations autour de la taxe à l’importation de l’UA. La Côte d’Ivoire montre ainsi sa détermination à s’engager au plus près de la trajectoire de l’Union africaine. Selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Nabagné Koné, la Côte d’Ivoire comme les autres pays, s’était engagée à promouvoir les instruments et mécanismes en faveur de l’intégration africaine.

D’après un communiqué du gouvernement ivoirien, cette taxe entre en vigueur à partir du 1er juillet 2017. Selon les objectifs de L’Union africaine, cette taxe doit fournir à l’UA des «ressources stables, suffisantes et prévisibles pour l’exécution de ses programmes de développement et d’intégration ainsi que pour le financement de ses opérations de maintien de la paix et de la sécurité», comme on l’annonce à d’Abidjan.

Le taux de la taxe à l’importation de l’UA est fixé à 0,2% de la valeur Coût, assurance et fret (CAF) des marchandises importées des pays non membres de l’institution panafricaine et destinées à la consommation. L’adoption de cette taxe est un geste fort alors même que les pays africains ambitionnent de résoudre la question de l’autofinancement.

«Nous ne pouvons pas dire aux bailleurs non africains, « Nous sommes autonomes » et leur dire dans le même temps, « Donnez-nous votre argent ! »», a déclaré Alassane Ouattara. Les chefs d’Etat veulent entendent rompre avec la dépendance financière trop importante vis-à-vis des bailleurs européens et chinois.

Source : La Tribune Afrique

AUTEUR: Paul Lauga
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