Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : KKO International poursuit son investissement dans le cacao
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Le Français KKO International, qui produit 1 300 hectares de cacaoyers intensifs en Côte d’Ivoire depuis 2013 via sa filiale Soléa, a annoncé qu’il poursuivait son investissement dans le secteur économique majeur du pays.

« Je voyais des plantations intensives de palmiers, d’hévéa, de bananiers, mais pas de cacaoyers . Un de mes amis financiers devait réserver 10 % de son fonds d’investissement à l’Afrique. Alors, nous nous sommes lancés. » 

Laurent Skrypczak, le directeur administratif et financier de la structure a eu le nez creux. Et pour cause, si la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao, les vergers intensifs en la matière restent pourtant très rares sur le territoire. Il fallait donc être opportuniste pour capter « ce filon ».

Depuis l’entreprise (cotée en bourse) a levé localement près de 18 millions d’euros et cela en étant certifiée par le label RainForest Alliance; ce dernier visant à conserver les espèces sauvages, préserver les sols et les cours d’eau, protéger les travailleurs, leurs familles et les populations, et améliorer leurs moyens de subsistance.

Une aventure sociale et juteuse 

L’intéressé insiste d’ailleurs fortement sur ce point auprès du média Ouest France :

« Ici, nous employons  un millier de personnes avec les saisonniers. Les ouvriers de base gagnent 65 000 francs par mois, c’est 20 % de plus que le salaire minimum ivoirien. Le social fait totalement partie du projet. »

Pour autant, l’acquisition de ces plantations n’a rien eu d’un fleuve tranquille, concède ce dernier :

« Nous avons multiplié les réunions avec les villageois pour les convaincre de nous céder leurs terres. Nous signons des baux de 35 à 50 ans sur la base de 5 % du chiffre d’affaires. Au début, comme il n’y a pas de production, nous louons 10 à 20 000 francs par ha et par an 1 500 hectares supplémentaires près du fleuve Bandama. »

Concrètement, KKO International ne souhaite pas en rester là et vise à terme « quatre millions de cacaoyers intensifs sur 3 000 ha en Côte d’Ivoire. »

Source : Ouest France 

AUTEUR: Paul Lauga
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