Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Côte d’Ivoire : audition d’officiers supérieurs dans l’enquête sur la cache d’arme de Bouaké

Les auditions se succèdent afin d’établir les faits après la découverte d’une cache d’armes à Bouaké, au domicile du directeur du protocole de l’Assemblée nationale.

 

« Il y a déjà eu quinze auditions de sept personnes », dont des officiers supérieurs de l’armée ivoirienne, a annoncé le 21 juin Richard Adou, procureur de la République, lors d’une conférence de presse au ministère de la justice, à Abidjan. « L’enquête ne fait que débuter, d’autres auditions sont en cours de préparation », a-t-il indiqué ne précisant pas l’identité des personnes auditionnées.

 

L’homme clef ce cette affaire est Souleymane Kamagaté − dit Soul to Soul −, le directeur de protocole du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro. Pour rappel, alors que la mutinerie au sein des casernes faisait rage au mois de mai, un arsenal avait été retrouvé au domicile de Soulaymane Kamagaté dans la nuit du 14 au 15 mai.

Lors de ses auditions devant les enquêteurs, Souleymane Kamagaté a reafirmé qu’il n’était pas  le propriétaire de ces armes. «Il a répondu qu’il n’était ni l’acquéreur ni le propriétaire», avait ainsi expliqué Moussa Touré, directeur de la communication à l’Assemblée nationale.

« Devant la gravité des faits, liée d’une part à la quantité d’armes découvertes et d’autre part à leur nature d’armes de guerre, nous avons instruit la section recherche de la gendarmerie d’Abidjan à l’effet de procéder à une enquête approfondie ; la détention et l’entreposage d’armes de guerre étant punis d’une peine allant de dix à vingt années d’emprisonnement », a souligné Richard Adou.

Compte tenu des statuts de personnes mises en cause, le procureur militaire a également diligenté une enquête, a précisé le procureur de la République. « Une partie de ces armes trouvées à Bouaké, a été récupérée, mais une certaine partie est encore dans la nature, nous nous attelons à les rechercher », a expliqué Richard Adou. Et d’ajouter : « Ce qui a été vu n’est pas resté lettre morte. Une enquête est en cours et elle avance. »

Des perquisitions ont donc lieu sur l’ensemble du territoire depuis début juin pour identifier d’éventuelles autres caches d’armes.

Source : Jeune Afrique

 

 

 

 

 

AUTEUR: Paul Lauga
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