Côte d'Ivoire et Afrique occidentale
Togo : déficit accru dans un contexte d’importations massives

Le Togo enregistre un déficit structurel sévère depuis 2015 et celui-ci s’est encore aggravé en 2016 selon la BCEAO.

 La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), vient de publier les comptes extérieurs du pays. Les importations massives conjuguées à une baisse des exportations expliquent ces mauvais résultats. Selon les indicateurs de la BCEAO, la situation du Togo continue de s’aggraver. Le déficit commercial était déjà structurel et continue de s’accroître. En 2015 il a dépassé les 80 milliards  de Fcfa selon les conclusions du 7e rapport de la BCEAO portant sur les comptes extérieurs du pays.  La situation déficitaire est générée par une hausse prononcée des importations notamment des biens d’équipements et par la baisse des exportations notamment des biens et service.

Le directeur national de la banque centrale de l’UEMOA  pour le Togo, Kossi Tenou a confirmé la conjoncture actuelle : « Le déficit s’est plus aggravé en 2016 en raison des importations massives des biens d’équipements alors qu’au niveau des exportations des biens et services, il n’y a pas eu de réelle  progressions mais bien au contraire, les exportations ont baissé ». Le Togo pour envisager une sortie de crise doit modifier en profondeur sa politique d’exportation et notamment diversifier la nature des produits exportés. « la structure des exportations n’a pas changé, c’est toujours les mêmes produits qui sont exportés c’est à dire le café, le cacao, le  coton et les phosphates et pour peu que les cours au plan international baissent, ça entraîne également une baisse des exportations » rappelle Kossi Tenou.

Contexte paradoxal puisque le Togo conserve un excellent taux de croissance, qui tourne autour de 5% du PIB. Alors que la baisse des cours des matières premières notamment des phosphates, du coton puis du cacao a ainsi accentué le déséquilibre des comptes du pays, le Togo a fait appel au FMI, à la Banque mondiale puis à la Banque africaine de développement ( BAD) pour retrouver un équilibre timide et faire face aux chocs engendrés par la crise des matières premières.

Cependant certains secteurs résistent et réagissent correctement. C’est le cas de la production cotonnière de 2016-2017 qui a augmenté de 32% par rapport à la période précédente. La Nouvelle Société Cotonnière du Togo a annoncé une production à hauteur de 108 000 tonnes de coton-graine alors que le gouvernement ambitionne d’atteindre le chiffre de 200 000 tonnes d’ici à 2022

Source : La Tribune Afrique

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